[Catastrophe] Le Maître de la Lumière par Bernard Woitellier

Bonjour à tous,

Avec la conjoncture écologique actuelle, nombreux sont les romans à surfer sur la vague des scénarios où « la nature reprends ses droits ».

Dans la veine de la fiction catastrophe – aujourd’hui très effacée au profit du post-apocalyptique – Le Maître de la Lumière ne dépeint par la fin du monde, mais un black-out violent.

Dans son premier roman, Bernard Woitellier nous invite à plonger des les tréfonds de l’âme humaine avec ses 7 protagonistes au destin lié.

Publié en juillet dernier par Librinova, que je remercie à nouveau pour cette belle découverte.

Pour quels lecteurs

– Ados-adultes

– Inconditionnels de SF et ses sous-genres

– Auteurs souhaitant écrire un récit scientifique

L’intrigue

« L’hiver des hommes vient. Crois-moi il va durer longtemps ; sur toute sa longueur, il fera des victimes. »

Un monde plongé dans le noir à la suite d’une éruption solaire violente, une civilisation qui s’effondre du jour au lendemain. Une humanité confrontée à ses faiblesses, sa noirceur. Des personnages contraints de faire face à une catastrophe sans précédent – et tout à fait plausible d’un point de vue scientifique. Le Maître de la lumière nous parle de Thana, femme abusée par son mari, Aryan, le pilote dont le courage est à la mesure de ses propres tourments, Jorge, capitaine d’un équipage plus que fidèle, uni par un terrible passé ; mais aussi de Paola, la brillante scientifique qui suit avec effroi l’évolution orageuse de notre plus proche étoile. À travers le destin de ces différents protagonistes, plongez dans une dystopie qui nous livre les angoisses, les peurs et l’espoir d’une société pour qui la survie devient l’unique obsession. Poussés par le sort, ils se révéleront pour le meilleur comme pour le pire… De victime à héros, de héros à anti-héros, ce black-out va les lier à tout jamais. Et vous, que feriez-vous dans un monde privé d’électricité pendant plusieurs années ?

Mon avis

Avec ses 642 pages, Le Maître de la Lumière est un roman assez conséquent. Il nous emmène dans le passé (dans le Durham du XIXè siècle) avant de revenir à l’époque actuelle et nous présenter les différents protagonistes. L’auteur prend le temps. Il se met à notre place et fait en sorte que nous assimilions l’aspect scientifique du roman, que nous nous attachions à ses personnages avant de se lancer dans le vif du sujet.

Subtilement, mais inéluctablement, il nous amène au terrible événement qui va bouleverser leur vie à tout jamais. Pour le meilleur, mais d’abord et surtout pour le pire.

Ecrit au présent, ce roman bénéficie d’une narration à la troisième personne qui s’inspire des romans à plusieurs narrateurs. En effet, sans changer des narrateur, l’auteur adopte la focalisation interne pour se concentrer sur un personnage à la fois. Des glyphes en début et en cours de chapitre nous renseignent sur le changement de personnage. Mais contrairement au roman à plusieurs voix, les glyphes ne nous donnent pas l’identité du personnage, mais sa localisation.

Seuls, en couple ou en bandes, les personnages nous sont donc présentés à tour de rôle à la manières de tableaux successifs. On y découvre leur vie quotidienne, leur passé, leurs peurs, mais également leurs aspirations.

Tous appréhendent le black-out d’une manière que leur sont propres. Cet événement extrême les poussent à se dépasser pour leur survie et celle des êtres qui leur sont chers. Face à eux, l’humanité se dresse dans toute son hostilité, faisant ressortir ses plus vils aspects.

Si tous ont un côté solitaires, ils finissent par comprendre que l’esprit d’équipe leur assurera un semblant de sécurité à court terme, et sera synonyme de salut sur un long terme.

Avec son style recherché, mais direct et fluide, l’auteur nous tend la main pour nous aider à intégrer son univers. Au fil des chapitres, nous y découvrons toutes sortes de paysages. Grandes villes désertés, villages pittoresques rustiques, grandes étendues sauvages enneigées… Tous sont toujours dépeint avec justesse pour nous donner à voir leur magnificence comme leur côté sombre et dangereux.

Puis, il ferme la porte, s’approche de la fenêtre et d’un geste rapide écarte les rideaux. Il en a le souffle coupé ; dans le plus grand silence, le ciel fait valser des couleurs écarlates dans lesquelles se distinguent des franges vertes. Scintillantes.

Qu’il vienne des hommes ou de la nature, le danger est omniprésent et ne laisse aucun instant de répit à nos protagonistes. La tension monte donc de façon progressive, elle arrive à son comble avec le black-out et ne redescend pas avant l’épilogue. Dans son sillage, le suspense joue au yo-yo avec nos nerfs. Redoutable, il transforme ce roman en véritable page-turner.

Le Verdict

Annoncé comme une dystopie, Le Maître de la Lumière se place pourtant dans la lignée de la fiction catastrophe – nettement plus représenté au cinéma que sur les étagères des librairies.

Et il est vrai que tout de la narration, à la focalisation en passant la construction scénaristique concorde pour nous donner à lire un block-buster digne d’Hollywood. Ajoutez à cela un volet scientifique sans faille et rendu accessible au commun des mortels. Sans oublier les traits d’humours réguliers, qui apportent ponctuellement un semblant de légèreté.

En bref, que ce soit pour offrir ou pour votre consommation immédiate, il serait dommage de passer à côté d’un roman aussi parfait. On en oublierai presque le black-out à l’origine de l’intrigue.

Suivez le lien pour vous procurer ce livre.

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