[Aventure/Romance] Les Ailes de L’Aventure par MK Van Gick

Bonjour à tous,

Comme vous l’aurez sans doute remarqué, cet été la Bibli a fonctionné au ralenti. Et pour cause, j’étais partie faire le tour du monde ! Enfin, sans quitter ma maison et ses travaux.

Comment j’ai fait ? Grâce à MK Van Gick et à son roman Les Ailes de l’Aventure. Un pavé de 709 pages ! Entre romance initiatique et roman d’aventures, il nous invite autant à parcourir le monde qu’à voyager en nous. Sorti en autoédition en janvier dernier.

Pour quels lecteurs ?

– Tout public

– Lecteurs désireux de voyager à travers les mots

– Toute personne désirant publier un livre

L’intrigue

Et si vous n’aviez aucune raison de vivre, aucune famille ni aucun ami… ? Que feriez vous ? Véra l’héroïne de cette histoire décide de faire le tour du monde et de trouver un sens à sa vie. Elle choisit de parcourir les pays qui ont façonné son imaginaire, entre la Grèce, l’Égypte, le Brésil… jusqu’en Alaska. mais alors qu’elle croyait faire cette traversée en solitaire, elle rencontre Tito, un jeune homme qui risque de compromettre pour de bon sa vision pessimiste de la vie.

Mon avis

Tout un programme, auquel il convient de rajouter la Serbie et les incontournables U.S.A ! Il ne manque plus que l’Asie pour que le tour du monde soit complet.

Bâti comme un journal intime, ce roman en trois parties est un témoin du voyage de Véra. Elle s’adresse directement aux lecteurs, sans filtre ni fioritures, même s’il lui arrive de devenir poète face à un coucher de soleil splendide et philosophe pour nous livrer le fruit de profondes réflexions.

« Je n’avais pas vraiment envie d’arriver, et plus je le regardais, plus je me disais que le plus beau dans le voyage était justement le voyage. L’arrivée n’est qu’un but à atteindre, un prétexte qui nous pousse à nous déplacer. Le trajet et les rencontres qu’on y fait sont le vrai sens du voyage. »

Véra est une jeune fille qui, du haut de ses 19 ans, a déjà vécu beaucoup de choses. Beaucoup trop. Un véritable garçon manqué à la fois fort et fragile qui cherche un sens à sa vie. Elle se révèle touchante, sa proximité et l’intimité créées avec le lecteur favorisent l’identification.

Avec son incipit in medias res et son style direct et punchy, Véra nous happe littéralement pour nous embarquer dans son aventure. Un voyage parsemé de rencontres qui feront évoluer notre jeune héroïne et de dangers de toutes sortes, qui ébranleront ses convictions et la poussera à se dépasser.

Si ses 709 vous semblent énormes, dites-vous qu’elles filent vite tant les péripéties et les destinations s’enchaînent. Des personnages hauts en couleurs rejoignent progressivement l’aventure. La plupart pour quelques chapitres, contrairement à Tito et son frère qui se révéleront des compagnons de voyage au long cours, complémentaires et drôles.

Néanmoins, bon nombre d’éditeurs seraient unanimes : « ce récit est bien trop long par rapport à ses genres ». De plus, impossible de diviser ses trois parties en tomes puisqu’il s’agit du même voyage. J’ai eut beau cherché, je ne vois pas quoi retirer sans rien sacrifier. Donc à moins de revoir certaines tournures pour éliminer quelques mots par-ci par-là… dur dur de faire baisser le nombre de pages pour obtenir un produit plus facilement commercialisable.

Vous l’aurez compris, le problème de ce livre ne vient pas de sa construction, mais de son exécution.

Ainsi, malgré ses qualités, le style demeure assez basique et lourd par moments et certaines scènes sont un peu téléphonées.

Si l’on arrive à se projeter dans les décors, c’est parfois plus grâce à l’image qu’on se fait des lieux que la description faite par l’auteur. Ainsi, je n’ai pas eu l’impression de visiter Prague parce que de toutes les destinations, c’est celle que je connais le moins.

Quant à la forme, le texte est littéralement truffé de coquilles (à tel point que j’en suis venue à me demander si l’auteur s’était relu). La mise en page est tout simplement catastrophique : aucun saut de page, des tirets pour marquer les retours à la ligne, les mêmes pour les dialogues. Sans compter que par moments, le texte change de couleur, comme ça.

Même la couverture n’en est pas une. Juste une image sans aucune mention dessus.

C’est dommage, car cela donne l’impression que l’auteur n’est pas allé au bout des choses. Comme s’il avait abandonné en cours de route, mais quand même pris le risque de tenter l’auto-édition. Incompréhensible et rageant.

Le Verdict

En bref, Les Ailes de l’Aventure n’est pas un mauvais roman. J’ai d’ailleurs pris beaucoup de plaisir à le lire, mais il me laisse un goût amer. S’il a beaucoup de qualité, l’absence de professionnalisme fait tache d’huile.

D’un côté, l’histoire est réellement captivante et les personnages attachants. De l’autre, tous ces points noirs font brouillon. Certes, il s’agit d’un ouvrage auto-édité et proposé gratuitement, mais ce ne sont pas des raisons, bien au contraire.

Dans ces circonstances, difficile pour moi de le recommander, je me vois donc dans l’obligation de dégainer mon badge neutre, prévu pour ce cas de figure. En espérant que l’auteur lira cette chronique et trouvera la force et le courage de remanier son manuscrit pour que l’amertume se transforme en souvenir impérissable.

Suivez le lien pour vous procurer ce livre.

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