[Anticipation/Dystopie] Les Prisonniers de L’Espace ~ T1 L’Envol par Charlène Noël

Prisonniers de l'espace T1

Bonjour à tous,

Les problématiques levées par notre société ces dernières années sont multiples : réchauffement climatique, surpopulation, épuisement des richesses et ressources naturelles, surconsommation… Et nombreux sont les auteurs à s’emparer de ces sujets pour tenter de nous faire entrevoir ce que nous réserve l’avenir si nous nous entêtons dans cette direction.

Comme beaucoup d’autres avant elle Charlène Noël a pioché dans la grande marmite de sujets disponibles et nous propose une série d’anticipation dystopique orientée Young Adult. L’Envol est le premier tome de la série Les Prisonniers de l’Espace, autoéditée par Librinova depuis novembre 2019.

Je remercie Librinova de m’avoir proposé ce SP.

Pour quels lecteurs ?

– Tout public

– Adeptes de SF

– Personnes souhaitant écrire une série Young Adult

L’intrigue

« On dit que la liberté a un prix.

Pour moi, c’est plutôt une question d’espace… »

2600. La surpopulation a transformé à tout jamais la vie sur Terre, poussant les riches à enfermer les pauvres dans deux immenses tours aux extrémités du globe.

Samuel, un adolescent de seize ans, mène une vie tranquille dans cet univers futuriste, entouré de ses parents et de ses deux meilleurs amis. Mais lorsqu’il se retrouve embarqué malgré lui dans une affaire de drogue, les révélations s’enchaînent et son monde s’écroule.

Peut-il réellement faire confiance à cette mystérieuse Linda qui lui promet de le faire sortir de sa prison de glace ?

Dès les premières pages, Les Prisonniers de l’espace vous embarque dans une dystopie originale et captivante  !

Mon avis

Si le titre vous a fait penser à du Space ou du Planet Opera, je préfère vous prévenir de suite : l’intrigue de ce premier volume se déroule bel et bien sur Terre. Mais il est vrai qu’avec le double sens du mot « espace », ça peut prêter à confusion.

Comme dans beaucoup de séries de SF, celle-ci nous offre un clivage sociétal riche/pauvre, mais en différent et surtout… en plus radical. Le mieux, c’est que je laisse Samuel Fisher vous l’expliquer, car c’est lui qui en parle le mieux. Normal, après tout, c’est son univers.

« L’an 2600. Il y a des siècles de cela, les gens faisaient des enfants en excès, créant ainsi, une surpopulation extrême. À chaque génération, le nombre de citoyens augmentait considérablement jusqu’au jour où le manque de place a commencé à créer des tensions entre les habitants. L’agressivité est devenue telle, que des pays entiers ont été dévastés à cause des nombreuses guerres qui ont éclaté dans la totalité du globe.

Il y a tout juste vingt ans, les chefs d’État ont pris une décision radicale : mettre tous les habitants recevant un salaire misérable dans des tours gigantesques aux deux extrémités du monde – le Pôle Nord et le Pôle Sud.

Voilà où je suis né. Un lieu peuplé de gens sans avenir, enfermés dans une prison au beau milieu de l’océan. »

Le roman s’ouvre sur ce prologue et il faut avouer qu’il n’y aurait pas mieux comme entrée en matière. L’auteur nous offre juste ce qu’il faut de précisions pour savoir dans quel genre d’univers nous mettons les pieds tout en nous donnant envie d’en savoir plus.

Vous l’aurez deviné, ce roman est écrit à la première personne et nous suivons la vie de Samuel (ou Sam), qui est né sur un pôle et n’a jamais rien connu d’autre qu’une vie rude et froide, sans autre avenir que se contenter des déchets envoyés par les riches. Passé le prologue, l’histoire démarre avec un incipit progressif qui nous fait découvrir un des gigantesques tours, ainsi que son quotidien en compagnie de sa famille et ses amis.

Dès les premières pages, on comprend assez vite que – pour un gamin de 16 ans – Sam est assez mature. En même temps, ce genre de vie survie a de quoi booster le développement psychologique. Si cela est un peu perturbant au départ – surtout quand il est question de réflexions autour de la fertilité masculine –, on s’y fait plutôt vite.

« Dans un sens, ça ne changera pas grand-chose. Le destin ne me laissera même pas le temps de tomber amoureux, alors avoir un enfant est de toute façon impossible pour moi. Le plus dur en cet instant, ce n’est pas de dire adieu à mon rêve, mais simplement de dire adieu à ma vie. »

Le style est le reflet parfait de cette maturité d’esprit : assez simple, il ne s’embarrasse pas de fioritures dans de grandes envolées lyriques. Il reste assez brut, factuel et terre-à-terre, mains non moins poignant et fluide.

Les autres personnages nous sont présentés au fil des rencontres et chacun – pour ceux que Sam connaît déjà – a droit à une petite présentation sur les circonstances de leur première rencontre, qui nous aide à mieux les identifier, les cerner et nous rendre compte de la force des liens qui les unit. Dans l’ensemble, tous sont très bien travaillés et cohérents.

Si cet environnement est déjà très hostile dès le départ, la vraie menace, elle, prend le temps de s’installer. Ainsi, on peut dire que les dangers successifs auxquels Sam doit faire face sont une façon de préparer le terrain pour cette vraie menace, qui ne se dévoile que dans le dernier quart du roman.

« — Alors nous ne sommes que des pions sur un échiquier, diriger par des gens qui n’ont qu’un seul désire : gagner la partie sans se soucier des pièces perdues en chemin.

C’est exactement ça, Samuel. Les pions ne sont que des pièces destinées à mourir afin de servir au mieux le roi. Et à la fin de la partie, il ne reste que lui. Il n’a pas hésité à sacrifier tous les autres pour se sauver lui-même. »

Le Verdict

Force est de constater que ce premier tome tient ses promesses. L’intrigue est très originale, bien menée et on adhère facilement à ce nouvel univers. On se laisse emporter sans la moindre réticence et on ne demande qu’à en découvrir davantage, percer les mystères et déjouer le sort. Arrivée à la fin, on est presque déçu que l’auteure nous laisse en plan sur un cliff-hanger.

Heureusement, Captifs, le second tome est déjà sur les rails, même, pour le moment aucune date n’est encore prévue pour sa sortie. Patience donc.

Bref, que vous soyez fan de SF, de séries Young Adult, d’intrigues à la sauce américaine pour ados, amateurs de romances complexes ou tout ça à la fois, Les Prisonniers de l’Espace est une série qui a tout pour elle (ou presque) sur laquelle vous ne pourrez faire l’impasse. Avec sa magnifique couverture, L’Envol vous offre une aventure rafraîchissante pour cet été, qui s’annonce encore caniculaire.

J’ai dit « presque », car elle a quand même un gros défaut auquel l’auteure devrait remédier assez vite : les coquilles. Les problèmes d’accord ou de conjugaison pullulent, écorchant chaque fois un peu plus, le plaisir de lire.

Suivez le lien pour vous procurer ce livre.

je recommande chaudement

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