[Novella Fantastique] Ça fait marrer les oiseaux qui s’envolent par Dominique Jonin

Ca fait marrer les oiseaux qui s'envolent

Bonjour à tous,

Noël arrive à grand pas et déjà, les guirlandes lumineuses illuminent les rues tandis que les sapins et autres gourmandises hivernales diffusent leurs odeurs réconfortantes. L’esprit est à la fête, mais aussi aux contes de Noël.

Si le livre du jour n’est pas véritablement un conte, il reste court et il y est bien question de Noël, entre autres. En effet, comme l’annonce son titre et sa couverture, il fait la part belle à la chanson française.

Ça fait marrer les oiseaux qui s’envolent est une novella signée Dominique Jonin. Publié en autoédition, par le biais de Librinova, depuis le 25 juin 2019, cet ouvrage est une véritable playlist à fredonner sans modération.

Un grand merci à l’auteur pour m’avoir proposer ce SP.

Pour quels lecteurs ?

– Tout public

– Amateurs de variété française

– Personnes à la recherche d’un cadeau original pour Noël

L’intrigue

Louise pensait avoir touché le fond en débarquant à Mulhouse pour occuper son nouveau poste d’assistante de production à la rédaction de France 3. Mais sa situation se complique lorsqu’elle découvre que Romain, son compagnon, se prend désormais pour un sosie de Francis Cabrel. « Je suis le gardien du sommeil de tes nuits »… « Je n’attends plus que toi pour partir »… « Quelque chose vient de tomber sur les lames de ton plancher »… il l’agace à placer tout le temps des bouts de chansons dans ses conversations. En ville, Louise rencontre des centaines d’autres sosies de célébrités de la chanson française : Michel Sardou, Véronique Sanson, Yves Duteil, Patricia Kaas, Pierre Bachelet, Patrick Bruel, Herbert Léonard, La Compagnie Créole… Ils sont tous là, mais il n’y a qu’elle qui les voit ! Louise serait-elle devenue folle ? Lorsqu’elle apprend que dans un petit village des Vosges, un journaliste à la retraite affirme vivre entouré de sosies d’acteurs français de l’après-guerre, elle décide de lui rendre visite. « Est-ce que ce monde est sérieux ? » Une histoire loufoque à découvrir… et des dizaines de refrains mémorables à fredonner !

Mon avis

Vous l’aurez compris, dans ce livre, il est avant tout question de musique et inutile de l’ouvrir pour s’en rendre compte. Du fond à la forme, tout fait la part belle à l’univers musical. Ainsi, les titres des chapitres sont des paroles. La protagoniste est une amoureuse de musique, mais plutôt de pop rock britannique. Et les dialogues constellent de paroles de variété française.

Un sacré mélange des genres tout bonnement hilarant pour le lecteur, mais qui fait craindre à Louise pour sa santé mentale. En même temps, à moins d’être une groupie invétérée, que feriez-vous si votre homme se transformait du jour au lendemain en sosie de Francis Cabrel ?

« — Je suis désolé, Louise, mais je ne comprends rien à ce que tu me racontes. J’ai presque plus ma tête à moi, depuis toi !

Ta tête ! Parlons-en de tête  ! Regarde-toi  ! Lui dis-je en l’empoignant par le bras et en l’emmenant devant un grand miroir accroché sur un mur du salon.

Et bien… Quoi ma gueule   ! Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?

Ah non ! Soit cohérent, s’il te plaît. Tu es Johnny ou Cabrel ? J’aimerais savoir… c’est déjà assez compliqué comme ça. »  !

La narration à la première personne nous propulse directement dans l’esprit de Louise et nous place sur le devant de la scène de façon à bénéficier des apparitions et diverses péripéties en live. Fluide, simple et sans fioritures, la narration se révèle très efficace.

Les descriptions, dénuées de superflu, sont suffisantes pour se projeter et se représenter les personnages, les lieux et les actions.

Avec son déroulé progressif, l’intrigue glisse doucement, mais sûrement vers le fantastique. Elle nous happe, nous transporte et nous maintient en haleine tout au long du récit et fini même par brouiller les limites, déjà minces, entre réalité et fiction. Des cliffhangers, péripéties et retournements de situation réguliers achèvent de conférer à cette novella un côté addictif.

Quant aux personnages, restreint au strict minimum pour les besoins de l’intrigue, ils sont néanmoins variés, colorés, uniques et ne vous laisseront pas indifférents. D’ailleurs, je tiens à saluer le travail de l’auteur, car si presque tous les personnages, secondaires comme figurants, deviennent des sosies de star de la chanson française, Dominique Jonin a su adapter leurs dialogues pour placer énormément de paroles de la star dont ils incarnent le sosie sans rogner sur la cohérence. Chapeau !

Le Verdict

Ça fait marrer les oiseaux qui s’envolent est une novella ficelée à la perfection et menée d’une main de maître. Décalée, elle est empreinte d’une bonne dose de second degré qui contraste avec l’état psychologique de Louise. Le résultat est tout bonnement jubilatoire et rafraîchissant.

Personnellement, comme je suis plus tournée vers la musique anglophone, je n’ai pas reconnu tous les extraits, mais ça ne m’a pas empêché de fredonner ceux que je connaissais et de passer de bons moments de lecture. Tout en légèreté et en musique, Dominique Jonin nous invite, mine de rien, à prendre la vie avec légèreté.

Un excellent livre à lire, mai surtout à fredonner. Une histoire feel good, si vibrante qu’elle pourrait presque être vraie. C’est d’ailleurs là que réside la magie de cette œuvre. Brouiller les frontières entre réalité et fiction pour laisser le choix au lecteur.

Une idée cadeau originale, à glisser sous le sapin pour les jeunes de 7 à 77 ans.

Suivez le lien pour vous procurer ce livre.

coup de foudre

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s