[Romance Fantastique] La Nuit d’Osiris par Adam de Questerval

La Nuit d'Osiris

Bonjour à tous,

C’est bien connu, de l’habitude naît l’ennui. En matière de tourisme, pour palier à ce désagrément, les dernières tendances sont aux visites nocturnes et insolites. En effet, visiter des lieux chargés d’histoire, presque seul et en pleine nuit permet de les voir dans une toute autre dimension. Ainsi, quand le fantastique vient s’y mêler cela donner La Nuit d’Osiris d’Adam de Questerval.

Publié depuis octobre 2018 aux Éditions Mirabilis, il s’inscrit dans la tendance initiée par le célèbre film La Nuit au Musée. En plus romantique et plus sombre.

Je remercie l’auteur et l’éditeur pour cette belle découverte.

Pour quels lecteurs ?

– Fans de romances

– Passionnés d’Égypte antique

– Personnes souhaitant écrire une novella

L’intrigue

Quelle est la frontière du temps ?
Subsiste-t-il des échos du passé résonnant encore dans nos vies et choix présents ?

Au travers d’une bouleversante histoire d’amour, cette fiction nous entraîne au cœur de l’Égypte ésotérique, à la découverte du livre de l’ultime voyage vers l’immortalité.

Le lecteur est invité à plonger dans un monde passé et présent qui, des sables brûlants de l’ancienne Égypte à la crypte du sous-sol du musée du Louvre, le conduira à s’interroger sur l’énigme qui entoure l’intrigue de ce livre, et peut-être même… sur sa propre destinée.

Mon avis

Présenté comme un roman court, la structure de ce récit correspond d’avantage à celui d’une novella. En effet, en plus de sa taille, on notera le fait qu’il soit doté d’un moteur unique qui sert de ligne conductrice pour nous amener à toute fin.

Construit sur une double structure, enchâssée et en parallèle, nous suivons l’idylle de deux couples dans une parfaite symétrie opposée. Ainsi, le couple Adrien & Virginie fait écho à celui formé par Imhotep et Amenardis. Quel de soit le lieu et le temps, leur amour est impossible, mais pas pour les mêmes raisons. Si à première vue, rien ne les lie, l’évolution de l’intrigue en parallèle dévoile peu à peu ce lien troublant.

La narration est menée par une focalisation à la troisième personne omnisciente permettant le développement de l’intrigue sur les temps temporalités. Fluide et travaillée, sans être alambiquée et elle se montre assez vite son efficacité.

Les descriptions aussi sublimes que fournies nous font littéralement voyager entre le Louvre et les rives du Nil. Courtes, mais précises, elles nous offrent une parfaite représentation des lieux, personnages et actions. Dépaysement assuré !

Venons-en aux personnages dont le nombre est réduit au strict minimum pour les besoins du scénario. Ils sont aussi divers que travaillés et surtout, cohérents.

Quant à la forme, les Editions Mirabilis nous proposent une réflexion autour des règles typographiques relatives aux dialogues. En effet, s’il convient, en principe, de choisir entre le tiret demi-cadratin et les guillemets selon de type de prise de parole, eux optent pour une double ponctuation qui répond à leurs propres règles. Moi qui ne suis pas adepte des doubles ponctuations, je dois admettre qu’à la lecture, ce procédé, assez inattendu, m’a surprise au début, mais je m’y suis vite fait. Au final, passé le temps d’adaptation, ça ne m’a pas gêné.

« Le Destin intervient en répétant à l‟infini les mêmes circonstances qui amenèrent le Bâ dans cette impasse, pour nous aider à le surmonter. »

– « Pour nous obliger à résoudre nos problèmes ? »

– « Nos problèmes, nos peurs, nos blessures… Tout ce qui peut faire obstacle à notre liberté nous sera proposé sans cesse dans notre vie… Voilà mon Antef l’indice : quand dans nos vies terrestres quelque chose revient encore et encore sans réussir pour autant à la dépasser, cela est bien le signe qu‟une partie de nous n‟a pas trouvé son mot de passe, n‟a pas trouvé la paix… »

In fine, le seul bémol de cette novella réside dans sa structure. En effet, le parallélisme strict entre les deux idylles créé une convergence inévitable qui rend la révélation finale un peu téléphonée. Cependant, cela n’empêche pas de se délecter de la beauté de l’instant. En prime, à la manière d’une nouvelle, la toute fin reste inattendue.

Le Verdict

Dans la tendance des nocturnes, La Nuit d’Osiris est une très belle novella. Bien plus qu’une simple visite nocturne dans le plus célèbre musée de la capitale, elle nous embarque dans un voyage en plein Égypte antique. Je tiens à saluer, au passage, les recherches effectuées par Adam de Questerval, qui maîtrise visiblement son sujet. En tant que fan de cette époque, je me suis régalé en complétant mes connaissances.

L’intrigue fait office de machine infernale, car une fois lancée, on ne l’arrête plus. Elle nous montre un très bel exemple d’amour impossible, qui survit à travers les âges.

Sans surprise, les mystères de l’Orient contribuent largement à apporter un côté fantastique et déclenchent le suspense. Même si ce dernier n’est pas très épais, les diverses péripéties et cliffhangers nous maintiennent en haleine et nous donnent envie de découvrir le fin mot de l’histoire.

Suivez le lien pour vous procurer ce livre.

je recommande chaudement

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