La parole à… Terry Dunes-Carreto

TDC

Bonjour Terry, je te remercie d’avoir accepté ma demande d’interview. J’espère que tu n’as rien contre le tutoiement, car c’est un usage ici.

Bonjour Léona ! Je n’ai rien contre, au contraire !

Avant de te harceler de questions, je vais présenter Alba, le premier volume des Héritiers de Nàdar aux lecteurs.

Londres, 2018. Alba REID, 28 ans, jeune productrice de cinéma, quitte la France pour échapper à un passé affectif chargé et une enfance aux multiples mystères. À la recherche d’une vie normale, sa véritable identité la rattrape. C’est de sa rencontre et de son lien avec un mystérieux inconnu que changera sa vision de l’humanité… faisant d’elle une héroïne d’une toute autre Nature.

Sorti le 21 juin 2019.

Comme Alba est ton premier roman, les lecteurs ne te connaissent pas encore. De ce fait, pourrais-tu te présenter ?

Avec plaisir ! J’ai donc 35 ans, je suis du sud de la France et Terry Dunes-Carreto est mon nom de plume : une façon de me protéger dans mon métier actuel, puisque j’enseigne en lycée. Je dois dire que je prends beaucoup de plaisir à avoir deux personnalités, très proches l’une de l’autre, et pourtant bien distinctes. Cela me permet de me concentrer sur une sans être dérangée par l’autre… Alba est effectivement mon premier roman, même s’il mijote dans ma tête depuis plus de 5 ans. Il regroupe tout ce que j’affectionne : le fantastique lié au réel, la Nature, les légendes celtes, la mythologie grecque et ma passion pour la Grande-Bretagne et, en particulier, l’Écosse, qui tient une place chère à mon cœur.

Écrire un roman n’est pas chose facile. Et on peut dire que tu as fait fort, car non seulement tu t’es lancé dans une série, mais le premier tome fait quand même 622 pages ! Un beau bébé, donc. Parle-nous un peu de cette expérience.

Je crois me souvenir que lorsque j’ai commencé à écrire Alba, je n’avais aucune idée de ce que ce roman allait devenir, et j’étais loin d’imaginer sa longueur et tout ce contenu ! Pourtant, j’ai fait un plan précis avec toutes mes idées, le début, la fin, et j’ai nommé des chapitres (depuis, ces noms ont bien changé). Puis, plus j’avançais, plus je me disais que j’étais partie pour écrire un pavé : 500 pages, je m’étais dit ! Pas plus ! Et voilà, le résultat… On pourrait croire que certains passages peuvent présenter des longueurs, mais, pour moi, chaque scène, chaque moment de l’histoire font appel à un fait futur ou passé important… voire, des événements qui se produiront dans les tomes suivants… je pense que je pourrais difficilement m’en séparer. Ce que j’ai aimé le plus pendant cette expérience : construire le récit, jouer avec les styles, utiliser des changements de points de vue, perdre le lecteur, le retrouver, et l’informer ! Quel bonheur !

La protagoniste, Alba, est polyglotte. Étant moi-même linguiste, je n’ai pu m’empêcher de remarquer ta maîtrise des langues. Prévois-tu de traduire (ou de faire traduire) cette série ? Si oui dans quelle(s) langue(s) ?

Nous avons cela en commun alors ! Je suis professeure d’anglais, et la linguistique (en particulier anglaise) c’est mon dada ! Je cherche à connaître toujours plus et ce roman m’a permis de comprendre les mécanismes linguistiques d’autres langues et dialectes l’amharique, le gaélique écossais, l’hébreu ou encore le grec – pour finalement créer ma propre langue : le Nàdar. J’y ai pris beaucoup de plaisir. Bien entendu, pour répondre à ta question, j’aimerais que le roman soit traduit en anglais, mais, pour cela, et malgré ma maîtrise de la langue, il me faut un professionnel anglophone. Comme je suis en auto-édition, et au vu de la longueur de mon roman, cela me coûterait, je pense, très cher ! Mais je n’abandonne pas l’idée…

Le thème principal des Héritiers de Nàdar, est la Nature. On y trouve, entre autres, les propriétés de nombreuses fleurs, plantes et épices. Et j’ai cru comprendre que tu es très active pour la défense de notre belle planète. Peux-tu nous en dire plus ?

Au niveau concret, je reverse un pourcentage par mois des ventes du roman à WWF (World Wild Fund), une association mondiale qui gère la protection de la Nature, à plusieurs niveaux.

Même si j’ai toujours été attirée par la Nature, j’ai eu un déclic il y a quelques années concernant ma façon de vivre. Petite, je me souviens avoir été choquée par des images de villes polluées, ou simplement de personnes qui jetaient des papiers par terre ou par la fenêtre de leur voiture. Idem, je suis toujours extrêmement remuée lorsque j’apprends qu’une espèce en voie de disparition vient de s’éteindre complètement ou que le réchauffement climatique fait de nombreux dégâts. En tant qu’adulte, j’ai pris conscience beaucoup trop tardivement que je pouvais faire quelque chose. Je crois qu’on nous fait trop souvent passer l’idée que c’est trop tard, et qu’une seule personne, avec de petits gestes, n’y changera rien… Je ne pense pas que cela soit vrai ! Je trie, je baisse ma consommation d’électricité, je fais attention à l’eau, je réduis le plastique, j’utilise beaucoup de produits naturels, j’en créé moi-même certains et je mange mieux et moins de produits transformés. Je tente de suivre les conseils de gens qui sont des adeptes du minimalisme et de la protection de l’environnement. Ce n’est pas facile, mais… incroyablement satisfaisant ! La Nature est un thème important dans le roman, il est au cœur des revendications actuelles et il est le problème de TOUTES et TOUS, qu’on le veuille ou non, finalement.

Le message est clair. Il est encore temps, alors mettons nous-y dès maintenant !

Alba est sorti en juin. As-tu déjà commencé l’écriture du second tome ou préfères-tu souffler un peu ?

J’ai commencé à écrire, oui… le début du second tome est lancé, les idées du troisième tome sont posées. Les liens sont faits. Étrangement, j’ai beaucoup de mal à faire retomber l’adrénaline que la fin du premier roman et sa publication ont développé en moi… Je suis encore toute chamboulée et c’est très dur de se concentrer à nouveau et de tout recommencer quand on a fini un travail aussi titanesque !

La plupart du temps, les jeunes auteurs passent par l’édition traditionnelle. De ton côté, tu revendiques ton indépendance. Qu’est-ce qui a motivé ton choix pour l’auto-édition ?

J’ai longtemps hésité… j’ai changé plusieurs fois d’avis pendant l’écriture, et j’ai lu beaucoup de témoignages sur les maisons d’édition et sur l’auto-édition. Je ne dénigre ni l’un ni l’autre… je pense que je serais ravie de m’essayer à l’édition traditionnelle aussi pour avoir une autre expérience. Par contre, je n’aime pas qu’on martèle l’auto-édition en restant sur cette vieille idée du « c’est bourré de fautes » ou « les auto-édités sont ceux qui ont été refusés en maisons d’édition »… C’est faux et archi-faux ! Des auteurs édités ont décidé de quitter leur maison d’éditions pour s’occuper eux-même de leur livre… Arrêtons les préjugés à ce niveau-là !

Personnellement, j’ai énormément aimé créer mon roman de toute pièce, sa mise en page, sa structure, sa couverture, etc… la rencontre avec des professionnels qui nous soutiennent et nous aident par pure bonté d’âme, ça, ça vaut encore plus le coup ! C’est une plus grande satisfaction encore lorsqu’on vous fait des compliments ! Je soutiens l’auto-édition pour ces raisons… être maître de ses écrits.

C’est vrai, qu’on ne le dira jamais assez, mais l’auto-édition n’est plus la poubelle des refusés du circuit traditionnel. Et en plus, c’est très gratifiant d’apprendre à tout faire soit-même.

Une petite dernière pour la route. Quel message ou conseil voudrais-tu transmettre à tous ceux qui rêvent d’être édités ou d’éditer leurs ouvrages ?

NE DOUTEZ JAMAIS DE VOUS ! Facile à dire, difficile à faire, je sais bien… mais il faut essayer, il faut se lancer ! Vous êtes refusés en maison d’éditions, eh bien… 8 maisons d’éditions ont refusé J.K. Rowling avant la vraie publication des Harry Potter. Rappelez-vous aussi que des Fanfictions sont devenus de vrais best-sellers ! Dites-vous que des plates-formes honnêtes aujourd’hui sont créées pour répondre à vos besoins en terme de conseils et de mise en page pour vos écrits. Des bêta-lecteurs se proposent gratuitement de vous aider à corriger et conseiller pour vous améliorer. Vous n’avez plus aucune raison de ne pas essayer ! Vraiment, foncez ! C’est une merveilleuse expérience !

Merci beaucoup Terry.  Le message est passé. Quant à moi, je t’encourage très fort pour l’écriture du tome 2.

Merci à toi, j’ai passé un bon moment à répondre à toutes tes questions !

Rendez-vous le 30 novembre pour la chronique du premier opus des Héritiers de Nàdar, Alba. En attendant, rendez-vous sur son site, Facebook et Twitter.

À bientôt !

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