[Aventure] L’Époipée par Nathalie Malbec

epoipee

Bonjour à tous,

Après Isa, Nathalie Malbec revient avec un nouveau roman. Toujours très inspirée par l’actualité et ses enjeux, elle nous emmène en voyage à la redécouverte de notre environnement. Loin des discours politiques, militants et moralisateurs, elle nous invite simplement à apprécier sa beauté.

Sorti en mai 2019 en autoédition par le biais de Librinova, l’Époipée se situe à la croisée entre le roman d’aventure et la tranche de vie. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne manquera pas de vous faire voyager.

Un grand merci, donc, à l’auteure pour cette agréable découverte.

Pour quels lecteurs ?

– Ados-Adultes

– Amateurs d’aventures et autres quêtes

– Personnes voulant créer des personnages hors du commun

L’intrigue

Un roman d’aventure dans lequel un petit pois est le héros, ça vous tente ?
« Pois qui roule amasse de la mousse » et des histoires, en glissant de la main d’une petite fille pour atterrir, après bien des virages, dans celle crochue d’une multinationale avant de rebondir…
Des hommes se battront pour lui, des femmes succomberont à ses qualités, des mondes s’ouvriront pour élargir le champ des possibles car rien ne résiste à ce petit grain qui pourrait bien en changer la face..
Gourmandise, pois sauveur, filon vert, graine de fleur musicale, perle de l’océan indien… Pour qui le rencontre, il aura le 1er rôle.

Mais c’est aussi :
Une prière pour le respect de l’équilibre écologique d’une culture raisonnée contre le profit.
Un hommage à St Ex et à d’autres faiseurs de rêves.
C’est décidé, vous roulez avec nous ?
Alors commençons, vite et bien !

« Il était un pois…

Mon avis

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce roman porte bien son titre. Ici, le véritable héros de l’aventure, n’est autre que le petit pois. Il roule d’un groupe de personnages à un autre. Sauf qu’un petit pois, ça ne parle pas. Ainsi, au lieu de s’ancrer au héros, la narration – à l’instar du pois – oscille entre les groupes de personnages.

On aurait pu imaginer une narration à plusieurs voies, mais il n’est rien. Le narrateur à la 3ème personne omniscient suit un schéma d’abord linéaire, puis cyclique. Au départ, le changement s’opère lorsque le pois change de mains. Mais au moment où l’intrigue prend son premier tournant décisif, le transfert s’effectue d’un chapitre à l’autre. Vers les deux-tiers, un à plusieurs changements peuvent survenir au sein d’un même chapitre. De cette façon, l’auteure intègre et développe des fils scénaristiques parallèles impliquant les personnages. On en oublierait presque notre petit pois préféré, mais celui-ci sait se rappeler à notre bon souvenir.

Dans le détail, le style reste simple, fluide et efficace. Les descriptions très imagées assurent le dépaysement dès les premières pages.

Mais sur la durée, la mise en page très aérée – un saut de ligne entre chaque paragraphe –  agit comme un révélateur de coquilles, mais aussi de changement de temps. En effet, le récit commence au présent, migre dès le deuxième chapitre vers un mélange présent/passé pour se terminer au passer. Est-ce volontaire ou non, difficile à dire.

Si les personnages sont relativement nombreux, ils nous sont présentés à mesure de la progression du pois. De plus, le fait qu’ils soient groupés en tableaux indépendants les uns des autres rend l’identification plus facile. Mais surtout, l’auteure les a tellement bien travaillés et développés qu’ils deviennent, au fil des pages, des individus plus vrais que nature. Passé, aspirations, sens moral, et même héritage culturel… Nathalie fait tout pour les rendre attachants, voire marquants.

« La notion de propriété pour les animaux n’existant pas, chacun amenait ses restes pour nourrir les cochons domestiques. Espèce commune sur l’île, les jeunes les capturaient et les ramenaient dans l’enclos où ils prospéraient entretenus par les plus âgés des Numbas. Comme tous les enfants du village, Milo profitait de ces moments pour jouer avec les plus jeunes phacochères, exclus de tout sacrifice. Des courses s’organisaient, à l’intérieur d’un labyrinthe savant de bois pour rejoindre son coeur, avec pour trophées des coquillages, des coraux ou réalisations personnelles des concurrents. »

Tout au long du roman, l’auteur véhicule un thème central : l’éthique.

Que cela soit en matière de ressources ou vis-à-vis des hommes, l’auteure nous entraîne dans une quête de sens où le respect remplace la spéculation et le profit. Ainsi, elle nous donne à voir comment préserver la beauté de la Terre des travers des hommes et de leur société de consommation.

Le Verdict

Avec un récit très un structuré, rondement mené et bien narré, on ressent l’expérience de l’auteure, notamment à travers son implication au niveau de la création des décors et des personnages.

Les références à St Exupéry évoquées dès la quatrième de couverture contribuent à créer une aura particulière autour de l’œuvre. Presque proche de celle que l’on trouve dans Le Petit Prince, son plus illustre titre. Si elle amène aussi de la légèreté par moments, l’auteure peint une autre image de l’homme, plus optimiste.

Plus qu’un roman, l’Époipée est une véritable aventure humaine qui nous pousse à réfléchir sur nos principes et les conséquences de nos actes, aussi infimes soient-ils.

Un excellent roman donc, qui, malgré quelques lenteurs, se révèle captivant et se lit plutôt vite. Que vous partiez ou non, il sera le compagnon idéal de l’été et vous fera voyager… à sa manière.

Suivez le lien pour vous procurer ce livre.

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