La parole à… Amy Mackenzie

Amy Mackenzie

Bonjour Amy, je te remercie d’avoir accepté ma demande d’interview.

Salut Léona, merci pour l’invitation. Ceci est ma toute première interview. On respire. On reste zen. Tout va bien se passer.

Ne t’inquiète pas, seuls les livres se font dévorer. J’espère que tu n’as rien contre le tutoiement, car c’est un usage ici.

Aucun problème pour moi, les conjugaisons sont plus faciles.:)

Avant de te harceler de questions, je vais présenter Lux in Tenebris aux lecteurs.

Enfant, on apprend la différence entre réalité et fiction, histoire et légende, vérité et mythe. Mais si tout ceci n’était qu’une question de croyance.

Imaginez un étudiant tout ce qu’il y a de plus ordinaire.

Nommez-le gardien d’un étrange cube en bois.

Demandez-lui de passer une série d’épreuves improbables.

Et espérez qu’il ne foire pas tout.

Mon nom est Ryder Pearce.

Et croyez-le ou non, ceci est mon histoire.

Sorti le 17 février 2019 en autoédition.

Comme tu es une toute nouvelle auteure, pourrais-tu te présenter ?

Donc tu es comme ça toi, tu attaques direct par les questions difficiles.

Et oui, ce serait pas drôle sinon.

Bon ben, salut tout le monde, moi c’est Amy. J’ai auto-publié mon premier roman en février, ce qui fait de moi, un bébé auteur. En vrai, j’ai 27 ans (et quelques mois). Mais chut, c’est un secret.

Euh … que vous dire de passionnant sur moi.

J’aime tout savoir sur tout. Du pourquoi les gens font ce qu’ils font, au comment les machines font ce qu’elles font. Bref, je suis une curieuse.

J’aime aussi beaucoup l’humour, j’en mets un peu partout.

Que vous dire d’autres. Ah si, ça c’est important. Si certains sont tombés dans une marmite étant petit, moi je suis tombée dans le fantastique. Et je n’en suis jamais ressortie.

Voilà vous savez l’essentiel.

Chacun a ses manies, rituels et méthodes d’écriture, comment décrirais-tu les tiennes ?

J’ai remarqué, en parlant avec d’autres auteurs, que j’étais hors méthode. La réécriture étant l’exemple le plus criant. C’est très simple, je la zappe complètement. Déjà parce que je n’aime pas ça, ensuite parce que ça me fait gagner un temps fou. En gros, j’écris une scène, je la modifie et je passe à la suite. Une fois que le roman est écrit, il est écrit. Il passe en bêta-lecture, je fais quelques petits ajustements et tada ! Il ne vous reste plus qu’à le lire.

Pour ce qui est de mes petites manies, j’aime bien écrire le soir devant la télé. Je trouve que les émissions culinaires sont parfaites pour écrire (et pour grignoter). C’est suffisamment intéressant pour que mon cerveau ne parte pas dans tous les sens mais ce n’est pas assez captivant pour ne pas me déconcentrer.

Par contre, je n’écris jamais en musique. J’aime beaucoup trop ça. Je finis toujours par arrêter d’écrire. Ce qui est légèrement contre-productif.

Oui, c’est vrai que la musique donne souvent envie de danser ou de chanter. Hum, question suivante :

Lux in Tenebris est ton premier roman, peux-tu nous raconter comment l’idée t’est venue ?

Euh ben euh … finalement je préfère la première question.

Je n’ai pas eu d’idée précise, ni d’illumination. Ça a été un processus.

J’ai toujours aimé ce concept qui veut que la lumière naisse dans les ténèbres. Que le mal et le bien sont liés. Alors quand j’ai entendu la phrase « Lux in tenebris », je l’ai envoyé rejoindre le bazar qu’il y a dans ma tête.

Comme je vous l’expliquais, j’adore comprendre le fonctionnement des choses. Et il y a des choses dont on ne peut pas expliquer le fonctionnement. Alors mon imaginaire essaye de combler les vides.

Ah, j’ai légèrement oublié de vous dire : j’ai toujours aimé écrire, mais je détestais les cours de français. Cette contradiction a fait que pendant longtemps j’ai laissé ma passion pour l’écriture de coté.

L’année dernière, cette passion est revenue frapper à ma porte. C’est à cette période que mon esprit a utilisé la mythologie pour expliquer certaines choses (spoiler, spoiler, chut), c’est ainsi que le personnage de Lux et son histoire sont nés.

Le reste, c’est un peu assemblé comme un puzzle et je n’ai eu plus qu’à écrire.

Du point de vue des personnages, Lux in Tenebris est avant tout une aventure humaine. Quelle est ta recette pour les rendre plus vrais que nature ?

Oulala, mais pourquoi tu poses que des questions aussi difficiles ?

Parce que… smiley démon

Alors déjà il faut savoir une chose, je déteste les descriptions. Les lire c’est déjà horrible, mais alors les écrire, je préfère même pas vous raconter. Bien évidemment, quand il faut le faire, je le fais, mais je les évite autant que possible. C’est pour ça que mes personnages parlent beaucoup. Je pense que cela joue beaucoup dans l’aspect naturel de mon récit.

Mais si je devais donner une astuce, une recette secrète, je dirais les commentaires. Tu sais, toutes ces petites pensées qu’on a quand quelqu’un parle, genre « sa cravate jaune est immonde », « oh elle a mangé de l’ail à midi », …

La seule raison pour laquelle j’ai choisi d’utiliser un narrateur à la première personne, c’était pour ça. Outre l’humour que ça apporte, ça donne vraiment l’impression d’être avec le personnage.

Y en a-t-il un que tu préfères ?

Chaque personnage a sa propre personnalité. Mais avec son humour noir et un peu piquant, Madison est celle qui me ressemble le plus. Donc j’aurai tendance à répondre Madison.

Mais j’ai une relation un peu spéciale avec Skyla. C’est le premier personnage que j’ai créé. C’est celle que je connais le mieux. Et pourtant c’est celle dont on n’en sait le moins. J’ai l’impression d’avoir le privilège d’être la seule qui la connaît vraiment.

La littérature, la fiction et plus largement l’écriture ont une place centrale dans ton roman. Pourquoi écrire sur l’écriture ?

Alors là tu me poses une colle.

Ce n’est pas du tout volontaire. D’ailleurs je n’y avais pas pensé avant que tu ne me poses la question. C’est chouette de découvrir de nouvelles choses sur mon histoire.

Après réflexion, je vais dire qu’il y a 2 raisons.

La première, ce n’est pas ma faute, les personnages font ce qu’ils veulent.:)

La seconde : J’adore la mythologie et je voulais absolument écrire sur ce sujet. L’écriture et les livres en général ont été une excuse pour en parler. De la même façon, Ryder devait être dans la bibliothèque et la connaître, le fait qu’il y travail était donc logique pour moi.

As-tu de nouveaux projets sur le feu ? Si oui, peux-tu nous en parler ou est-ce top secret ?

Ces derniers semaines, j’ai beaucoup bossé sur mon blog.

Sinon, Roman numéro 2 est sur le grill (à force de l’appeler comme ça, ça va vraiment finir par être son titre). J’aimerais vous en dire plus, mais j’en suis au début du début. Je n’ai pas encore écrit un seul mot. Disons que les braises sont en train de prendre dans ma tête. C’est peut-être pour ça qu’il fait chaud. 😉

Mince, j’espère qu’on va pas être les nouveaux responsables du détraquement climatique.Déjà que les vaches avaient troué la couche d’ozone… Hum, reprenons.

La plupart du temps, les jeunes auteurs passent par l’édition traditionnelle. Qu’est-ce qui a motivé ton choix pour l’auto-édition ?

Ah la fameuse question ! Bizarrement celle-ci est la plus facile pour moi.

Alors pour tout te dire, je n’ai pas vraiment pas choisi l’auto-édition. Pour moi, l’écriture est un processus, il commence par une idée et se termine quand un étranger (autrement dit quelqu’un qui ne possède pas mon ADN) finit de lire mon histoire.

L’édition traditionnelle c’est génial, mais c’est très aléatoire et surtout c’est très long.

Je refusais d’écrire un livre, pour qu’il finisse dans un coin de mon ordi. Donc l’auto-édition s’est imposée par défaut. Mais je ne le regrette pas du tout. J’ai d’ailleurs hésité à contacter des maisons d’édition et finalement j’ai changé d’avis. Mon livre n’est pas parfait, mais c’est moi qui l’ai fait. Du premier au dernier mot, de la couverture à la mise en page. C’est du 100 % moi.

Une petite dernière pour la route. Quel message ou conseil voudrais-tu transmettre à tous ceux qui rêvent d’être édités ou d’éditer leurs ouvrages ?

Mon conseil serait de ne pas suivre les conseils. Sérieusement. Il n’y a aucune bonne façon d’écrire un livre. C’est bien de connaître quelques outils mais rien ne vous oblige à les utiliser. Construisez vos propres méthodes, vos propres outils. Écrire implique de passer des heures seul devant un ordi. Si ce que vous écrivez ou la façon dont vous écrivez ne vous conviennent pas, ces heures vont vites devenir très longues. Donc mon conseil, ne suivez pas les conseils.

Merci beaucoup Amy. Je souhaite à Lux in Tenebris de trouver ses lecteurs, et bonne continuation pour ton nouveau projet.

Merci à toi. J’espère que je n’ai pas dit trop de bêtises.

Rendez-vous le 13 juillet pour la chronique de Lux in Tenebris. À bientôt !

Une réflexion sur “La parole à… Amy Mackenzie

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