[Terroir] Les Roses du Marais par Luca Tahtieazym

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Bonjour à tous,

L’amour. Un des thèmes parmi les plus vieux de la littérature. Universel, mais aussi renouvelable à souhait. D’ailleurs, jusqu’où iriez vous par amour, ou plutôt, pour garder l’être aimé ?

C’est sur cette question que la Production Tahtiemachin s’est penchée. Les Roses du Marais, le petit dernier de Luca Tahtieazym est sorti depuis mai 2019, en autoédition bien sûr.

Je remercie l’auteur de me renouveler sa confiance pour ce SP.

Pour quels lecteurs ?

– Ados-Adultes

– Amateurs de littérature française et de romans terroir

– Personnes voulant écrire un roman à plusieurs narrateurs

L’intrigue

1935, dans le marais poitevin.

Au milieu des roses, ivre d’amour, un homme chérit follement les femmes qui traversent sa vie.

Mais quand les cœurs ne battent plus à l’unisson, quand les braises des amours déchues cessent de se consumer, des secrets profondément enfouis ressurgissent ; des secrets qu’il eût mieux valu ne jamais déterrer…

Mon avis

Ce nouveau roman est un véritable voyage dans le temps est dans l’espace. À mesure que se déroule l’intrigue et que défilent les personnages, leur petite histoire rejoint la grande. Des descriptions se dégage une authenticité puissante, consolidée par le fait qu’un certain nombre de ces décors est réel. Autant d’atouts qui le rapprochent d’avantage du roman terroir que du thriller.

Ceci dit, cela n’enlève rien au charme de la lecture, bien au contraire.

L’intrigue est construite sur la base d’un noyau dur composé de 4 personnages principaux autour desquelles gravitent les autres. Très bien travaillés, ils dotés d’une évolution et d’aspirations qui leur sont propres. Si je suis très peu allée dans le Poitou, je peux néanmoins dire que leur parlé fait chanter la campagne et augmente encore un peu plus le caractère immersif de ce roman.

Comme dans Hier Encore, Lucas débute Les Roses du Marais par une petite citation de Boris Cyrulnik :

« Les grandes souffrances qui peuvent délabrer à jamais

une vie affective ne se rencontrent que chez ceux

qui connaissent la passion. »

Nous voilà donc prévenus, il sera question d’amour. Mais pas de cette espèce de guimauve dégoulinante d’eau de rose. Non, ce roman entend faire la part belle au puissant tourbillon de la passion amoureuse. Celle qui fait mal, qui rend fou… d’amour.

Niveau style, le récit est divisé en 4 parties, chacune narrée par un des personnages principal évoqué plus haut. Grâce à son incipit progressif, la première nous catapulte dans la peau d’Agathe, une jeune dijonnaise en avance sur son temps qui rêve d’aventures et de richesses, pour conjurer la grisaille bourguignonne. La narration est donc à la première personne et le titre de chaque partie fait office de glyphe. Par contre, je n’entrerai pas dans le détail des relais entre les narrateurs, sous peine de vous spoiler des passages clés. Pour le découvrir, je vous encourage à le lire.

Très fluide, la narration diffère un peu selon le narrateur et se trouve ponctuée de descriptions tout autant imagées. Ajoutez à cela le parlé des personnages et le niveau de langue en parfaite adéquation avec l’époque. On obtient un roman bluffant de réalisme, authentique à souhait et totalement addictif.

Seul bémol, malgré des occurrences en « on », le dernier narrateur bascule à la troisième personne, créant ainsi une rupture avec le reste de l’intrigue. C’est assez déroutant, mais le talent de l’auteur aide à surmonter le décalage.

Le roman s’articule autour de 2 grands thèmes, qui mit l’un en face de l’autre semblent antinomiques :

Avec sa citation Boris Cyrulnik nous met sur la voie du premier : la passion. Amoureuse, mais pas seulement. Symbolisée par les roses rouges, mais aussi par les protagonistes. En effet, ils la recherchent ardemment, mais chacun à leur manière. Toute à sa jeunesse, Agathe remplace sa soif d’aventures par d’autres, plus jouissives quand Achille est en perpétuelle quête de la perle rare.

Le marais, lui, constitue un excellent terreau pour le second thème : l’acceptation. En effet, on ne s’approprie pas le marais, c’est lui qui vous accepte. Ainsi, peu à peu, il devient une sorte d’entité mystique et fait planer une aura sombre sur les personnages.

Le Verdict

Si l’intrigue se met en place lentement, la machine s’emballe vite et laisse présager d’un thriller haletant. Mais c’était sans compter le virage amorcé durant la deuxième partie qui se révèle assez déroutant. Passé l’effet de surprise, on replonge très vite au cœur de récit et on se laisse porter par les pérégrinations des différents personnages.

Pour autant, Les Roses du Marais reste un excellent roman. Très bien construit et rondement mené, voilà un très bon livre à glisser dans sa valise pour les vacances. Et si vous ne partez pas, les descriptions à couper le souffle vous feront voyager autant dans le temps que l’espace. Dépaysement garanti.

Si vous ne connaissez pas Luca Tahtieazym, je vous encourage à y remédier de toute urgence. De mon côté, c’est un auteur que je prends plaisir à suivre.

Suivez le lien pour vous procurer ce livre.

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