[Fantastique] Nolan Arindel T1 ~ L’Arche Hope et l’Urne de Thanas par Nicolas Soulages

Nolan Arindel 1

Bonjour à tous,

Le fantastique fait partie des genres les plus lus par nos chères têtes blondes. Peut-être parce qu’il n’a pas de limite et que les enfants y trouvent un écho à leur propre imagination, rêves… Mais écrire dans ce genre n’est pas chose aisée pour autant.

Surtout J.K. Rowling et son héros à la cicatrice en forme d’éclair dont le succès seul a suffi pour enterrer bon nombre de séries sorties peu après.

C’est pourtant dans son sillage que se dresse Nolan Arindel. L’Arche Hope et l’Urne de Thanas est le premier opus des aventures du jeune héros. Sorti en mars 2019, il est autoédité chez Bookelis par Nicolas Soulages, que je remercie pour cette découverte.

Pour quels lecteurs ?

– Enfants-Ados

– Amateurs de fantastique et de merveilleux

– Auteurs désirant écrire pour la jeunesse

L’intrigue

Après une bien étrange fuite de gaz, Nolan est retrouvé dans un orphelinat dans le sud de la France. Il est confié par le souverain d’un énigmatique royaume, aux bons soins d’Anna Grant. La gouvernante bloque les pouvoirs de l’enfant et l’élève depuis ce jour dans le secret et l’ignorance de ses origines. Le jeune garçon est né dans des circonstances exceptionnelles et porte en sa main droite un sceau de naissance.
Ce n’est que le jour de son treizième anniversaire au petit matin que Nolan récupère sa magie. Il apprend qu’il est un sorcien et qu’il vient d’une contrée appelée l’Arche Hope. Il est temps pour lui d’intégrer le monde auquel il appartient.
Lors de la Grande Parade de l’Hiver, un événement sorcien de première, le sanctuaire des Honorables est discrètement pillé par un étrange individu. Mais pourquoi tant de secrets autour du seul objet qui a été dérobé ? Aidé de ses nouveaux amis, Octave, Louisille et Lysandre, Nolan tente de comprendre la raison pour laquelle tant de mystères planent autour de cet incident.
À la fin de l’année scolaire, lors de son examen de l’Adimpletionem, il finit par se retrouver face au traitre qui a tout planifié, depuis bien avant l’arrivée de Nolan sur l’Arche Hope. Ses noirs desseins sont déjoués, mais au profit d’une situation bien plus critique.
L’Urne de Thanas est ouverte…
Après bien des angoisses et une aide animale salvatrice, Nolan parvient à retrouver les siens. Quelques jours plus tard, la cérémonie de la délibération de l’Adimpletionem a lieu. Octave, Louisille et Lysandre sont assignés à l’ordre sorcien qu’ils espéraient. C’est le cas également de Nolan qui sans s’en rendre compte, marche sur les pas de son illustre grand-père. Une grande fête est donnée, mais avec un gout amer pour les quelques personnes au courant de ce qui s’est passé.
Une incertitude plane dorénavant quant au réel retour et devenir du sorcier Sicard Lenfersem. L’histoire de Nolan ne fait que commencer, mais il ne le sait pas encore.

Mon avis

Dès le résumé, on ressent comme une petite inspiration d’Harry Potter et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est loin d’être petite. Voici d’ailleurs la liste nonexhaustive des nombreuses similitudes entre la série de bestsellers signées J.K. Rowling et Nolan Arindel :

  • Nolan porte une marque distinctive, qui le lie malgré lui au méchant.

  • le triangle de protagonistes (Nolan, Octave et Louisille) de composition identique et de caractère très similaire au trio Harry, Ron & Hermione ;

  • La bande d’antagonistes est également constituée de 3 personnes dont le leader est un « fils à papa » dans toute sa suffisance et sa splendeur ;

  • Les deux univers sont construits sur la même idée de base, à savoir que sorciers et humains cohabitent sans que les humains s’en rendent compte ;

  • L’école des sorciers est accessible dès 13 ans ;

  • Les sorciers ont leurs propres confiseries et spécialités culinaires ;

  • La distribution du courrier est effectuée par un animal volant ;

  • On retrouve des animaux extraordinaires aux caractéristiques magiques.

Troublant, n’est-ce pas ? Et pourtant, il serait exagéré de parler de copier-coller tant l’auteur montre sa volonté de se différencier de la saga culte. En effet, pour commencer, ici, il est question de « sorciens » plutôt que de « sorciers ». Je laisse à Anna le soin de vous expliquer la différence.

« Les sorciers, les enchanteurs ou même les druides, ce sont des catégories de sorciens. C’est un peu compliqué à détailler pour le moment. Pour faire simple, nous sommes des êtres humains comme les autres, mais notre ADN, au cours de l’évolution, s’est transformé d’une manière différente. Nos gènes possèdent quelques subtilités, qui nous rendent différents. Si je prends un exemple concret pour que tu comprennes : sur Terre, il y a des gens de différentes couleurs, des personnes de grande et de petite taille, gros, maigres, ceux qui ont des dons magiques et ceux qui n’en ont pas. C’est aussi simple que cela ! »

Ensuite, sorciens et êtres nonmagiques ne se contentent pas de vivre côteàcôté, ils ont chacun leur territoire. Et en prime, la scolarité est différente, plus à la Française. Exit donc l’internat avec ses maisons et ses dortoirs et bonjour l’école traditionnelle avec son examen de fin d’année. D’ailleurs, ce système de répartition des élèves au sein de leur ordre, basé sur leurs aptitudes, me semble plus logique et soucieux de l’individu dans sa globalité.

Il existe de nombreux autres points de différentiation, mais cette chronique n’a pas vocation à tous les pointer, car il serait impossible de le faire sans spoilers et il me semble en avoir déjà assez dit.

Passons à présent aux personnages. Relativement nombreux, ils nous sont présentés au compte goutte et se révèlent tous bien travaillés. Cependant, le florilège de prénoms atypiques complexifie la mémorisation. Heureusement, les différents statuts sont souvent utilisés, plus pratique pour se repérer.

Quant au style, disons simplement qu’il abrite le second chantier. Je m’explique. Nous avons là un roman à la troisième personne plutôt bien mené, mais dont le niveau de langue devient familier vers la fin. Les descriptions sont imagées juste ce qu’il faut pour permettre de se projeter et témoignent d’une imagination bluffante. En revanche, quand on passe en mode « action », elles deviennent plus rapides, floues et le rythme n’est plus en adéquation. Ajoutons les incohérences, les coquilles et le fait que le texte ne soit pas en justifié. On obtient un rendu global brouillon.

Le Verdict

En l’état, ce premier volet des aventures de Nolan Arindel brille malheureusement plus par ses défauts que par ses atouts. Et pourtant, il en a. Mais pour les mettre en valeur, il faudrait le retravailler en profondeur.

En effet, sa proximité avec la saga Harry Potter est telle que les analogies entre les deux séries nous sautent littéralement aux yeux. Pire, elles rendent certains passages prévisibles. L’auteur a donc besoin de s’en écarter de toute urgence, s’il veut éviter que cela ne nuise à sa série et à lui-même.

Quant à la couverture, le mélange entre l’enfant de dos au premier plan et le reste en image de synthèse crée un décalage pas très heureux. Elle serait plus harmonieuse sans la photo.

En bref, L’Arche Hope et l’Urne de Thanas témoigne de l’imagination foisonnante de son créateur, de sa capacité à transporter le lecteur dans son univers et à lui faire vivre une aventure hors du commun. Mais, en l’état, ses points faibles sont autant de barrières qui finiront tôt ou tard par entraver sa progression. Et ce serait bien dommage.

Vous pouvez suivre l’auteur sur son site ou sa page Facebook.

Suivez le lien pour vous procurer ce livre.

Book in progress

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