[Policier] The Forgotten Girls par Alexa Steele

Forgotten girls

Bonjour à tous,

Présenté comme un des genres les plus complexes, le policier étend ses scènes de crimes à tous les coins de rues. À la télé, au cinéma ou dans les livres, difficile d’y échapper. Par ailleurs, ce genre, qui a connu ses années fastes vers le début du XXème siècle, par le biais de ses icônes est en perpétuelle mutation. Poussé notamment par la technologie, mais aussi par les séries américaines dont nous sommes si friands.

Pour cette nouvelle chronique dédiée au polar, je me suis donc naturellement tournée vers les Etats-Unis. The Forgotten Girls est le premier tome de la trilogie The Suburban Murder Series. Autopublié par Alexa Steele en 2014. À ce jour, la série n’est disponible qu’en anglais et en allemand.

Pour quels lecteurs ?

– Ados-adultes

– Adeptes de polars

L’intrigue

Dans la banlieue huppée de New York, les jeunes filles meurent. Cela n’arrive pas à Greenvale, avec ses pelouses impeccables, ses yacht clubs privés et ses demeures à plusieurs millions de dollars. Mais derrière ses façades immaculées, ses haies bien taillées et ses voitures de luxe, les ténèbres guettent. Des jeunes filles, dopées à l’Adderall, se battent pour avoir une place dans les meilleures universités, pendant leur mères, avec leur besoin de vivre par procuration, ne font qu’empirer les choses.

Bella DeFranco fait partie des meilleurs détectives de l’unité spéciale du Bronx. À seulement 37 ans, son apparence éblouissante désarme tout le monde. Pourtant, elle est aussi coriace que la plupart des hommes, et plus futée aussi. Néanmoins, quand elle est convoquée à Greenvale, elle se retrouve perdue dans une affaire qu’elle n’arrive pas à saisir. Elle trébuche dans un monde de secrets, un endroit où les maris cachent leur passé à leur femme, où les amitiés ne sont que de façades, et où personne ne tient à en savoir trop. Alors qu’elle creuse plus en profondeur dans les strates des problèmes de la banlieue, elle apprend que derrière les faux sourires se cache une violence subtile, rivalisant même avec les rues du Bronx rongées par la criminalité.

Avec un tueur en liberté, à court de temps, et un nouveau partenaire qui ne s’est jamais remis de son passé d’alcoolique, ce ne sera pas gagné pour Bella. Mais, elle est déterminée à sauver ces filles, quoiqu’il en coûte. Pourtant, alors qu’elle se rapproche de la vérité, elle est tourmentée par la profondeur de la psychose qu’elle découvre…

Mon avis

Dès les premières pages, on sent la volonté de l’auteure de déstabiliser son lectorat. Pour ce faire, elle utilise 2 armes imparables. D’un côté, elle remplace le très populaire duo de flics par 2 personnages que tout oppose et qui ne veulent pas travailler ensemble. De l’autre, elle leur fait vivre un choc des cultures impressionnant. Loin d’être déboussolant, le résultat force l’empathie pour Bella qui doit lutter en permanence contre ses démons et pour résoudre l’affaire.

La narration à la 3ème personne omnisciente alterne, pour notre plus grand plaisir, le point de vue de Bella, son coéquipier, mais aussi les autres personnages de Greenvale. Elle égraine les indices au fil des chapitres et conduit à sa scission dans deux grandes directions (une par flic) d’où partent des pistes supplémentaires. L’ensemble tend à créer une arborescence semée de croisements et d’impasses pour guider ou tromper les lecteur dans ses réflexions.

Côté style, simplicité rime définitivement avec efficacité. Le tout sans fioritures et sur un rythme relativement lent, sans provoquer de longueurs.

Quant aux personnages, nous avons droit à une véritable mosaïque d’individus aux âges et origines sociales variées. Emprisonnés d’une société qui mise tout sur les apparences, leurs petit secrets inavouables font d’eux des suspects potentiels à tour de rôle.

Du duo de protagonistes aux personnages tertiaires, tous sont très bien travaillés et accentuent le caractère immersif du récit.

Le Verdict

The Forgotten Girls est un très bon polar sur fond de lutte des classes rondement mené. Écrit à la façon d’un puzzle, tous les témoignages et indices nous aident à reconstituer le profil de l’assassin. Mais c’était sans compter sur Alexa Steele, qui prend un malin plaisir à nous induire en erreur. Du coup, on fini par se perdre en conjectures sans voir venir la révélation finale, que l’on reçoit comme une véritable claque.

Avec son esthétique très typée série US, ce niveau de ce premier tome présage d’une saga qui n’a rien à envier aux polars américains modernes.

Série Alexa Steele

Suivez le lien pour vous procurer ce livre en VO.

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