[New Romance] Vendredi 13 par Jérémy Bouquin

Bonjour à tous,

D’habitude Vendredi 13 rime film d’horreur et gros jackpot de la Française des Jeux. Jérémy Bouquin a imaginé une autre recette pour vous faire frémir, mais pas de peur.

Publié aux Éditions Ska depuis août 2017, cette nouvelle se situe au carrefour de la new romance et du noir, agrémenté d’une bonne dose de punk. Je remercie les Éditions Ska de m’avoir confié ce SP.

Âme fleur bleue, s’abstenir.

Pour quels lecteurs ?

– Adultes (Contient de nombreuses scènes susceptibles de heurter la sensibilité de certaines personnes)

– Auteurs/lecteurs qui ne supportent plus les clichés véhiculés par la new romance.

– Amateurs de punk.

L’intrigue

À la recherche de Mona, disparue dans le Secteur Zéro – une No Go Zone – un homme se retrouve à « La fin du monde », une fête underground.

Mon avis

Cette nouvelle nous plonge d’emblée dans une ambiance post-apocalyptique (ou pré-apocalyptique, à vous de choisir).

« Il accélère alors un grand coup, histoire d’éviter les jets de pierres. Il arrive régulièrement que les cars se fassent attaquer dans le coin. Les vitres ont beau être en majorité doublées par du grillage, les éclats peuvent vite fuser. Le gars embraye. L’antique bus souffre, peine à cracher ses huit cents chevaux. Faut dire, le gazole coupé à l’huile recyclée n’aide pas les cylindres à se décrasser. Arrêt du Général-Massu, puis Le-Pen. »

Un sentiment étrange entre oppression, danger et curiosité jalonnent les premières pages. Dans le même temps, le suspens s’accumule au fil des paragraphes et donne envie de connaître le fin mot de l’histoire.

Si son style 100 % testostérone, déboussole un peu au début (par sa crudité), il est contrebalancé par une simplicité et et une fluidité impeccable. Du coup, on s’y fait assez vite.

Au fur et à mesure des déambulations au sein de la fête, on rencontre pas mal de personnages. Si ces anonymes influencent assez peu le fil narratif, ils participent activement à parfaire ce tableau punk (voire grunge) sans pour autant demeurer des coquilles vides. En effet, même si l’auteur ne nous donne que des descriptions et actions (ce qui est assez peu, même pour une nouvelle), les différentes corrélations avec le lieu et l’ambiance permettent de créer de véritables individus qui s’imbriquent à merveille dans le tableau.

Le Verdict

Le temps d’une nouvelle, Jérémy Bouquin nous immerge dans un univers de liberté totale au mépris des règles de notre société. Une ambiance Carpe Diem futuriste incarnée par des punks 2.0.

Étant donné le style assez peu commun de l’auteur, ce récit est un bon moyen de pénétrer son univers.

Seul bémol : la fin. Sans spoiler, elle dévoile un scénario plus complexe qu’il n’y paraît. Ce qui mériterait de la transformer en roman pour permette à l’auteur d’aller au bout de ses idées.

Suivez le lien pour vous procurer ce livre.

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