La parole à… Chlodion Gossart/Riocamy

Riocamy

Bonjour Chlodion, je te remercie d’avoir accepté ma demande d’interview. J’espère que tu n’as rien contre le tutoiement, car c’est un usage ici.

Avant de te harceler de questions, je vais présenter le premier tome d’Écosphère aux lecteurs.

Dans un monde où les humains naissent avec une Affinité, la marque donnant le pouvoir de maîtriser l’un des quatre éléments naturels, Arane grandit privée de ce don. Malgré les tabous qui entourent l’usage de la technologie, l’adolescente s’est réfugiée dans la conception de machines pour tenter de combler son handicap… Jusqu’au jour où elle hérite d’un orbe capable de contrôler la nature : l’Écosphère.

Sorti le 27 juin 2018 en auto-édition avec Librinova.

En tant que petit nouveau dans le secteur, pourrais-tu te présenter ?

Coucou ! Je m’appelle Chlodion Gossart, ou Riocamy de mon pseudonyme ! J’ai 29 ans et je suis passionné par tout ce qui touche à la philosophie, le manga et les jeux vidéo. Écosphère est un peu la synthèse de tout ça.

Écosphère est une série de novellas mêlant steampunk et SF. Comment est né ce projet ?

C’est une idée que j’ai eue au lycée, mais le projet a mis beaucoup de temps à mûrir. J’ai voulu créer un univers qui n’appartient qu’à moi, bien que je m’inspire beaucoup d’autres œuvres ! Ce qui a prit du temps, c’est d’arriver à comprendre différents genres littéraires pour les combiner, mais aussi d’apprendre à raconter une histoire et de proposer un message à travers. Pour moi une bonne histoire ce n’est pas seulement une fiction pour se divertir, c’est pour mieux comprendre notre réalité à travers à ce que vivent des personnages dans leur propre monde.

Dans Écosphère, tu mets en avant l’utilisation de la technologie pour compenser le handicap d’Arane. Par ailleurs, tu as contribué à lancer la Fondation Valentin Haüy qui a pour but de développer des solutions au profit des personnes déficientes visuelles. Pourquoi cet engagement en faveur du handicap ?

J’ai un souci de santé, donc forcément j’ai une sensibilité particulière avec ce sujet…

Pour la fondation Valentin Haüy, il s’agissait de mon projet de fin d’études. On devait faire le plan de communication de cette fondation pour lancer un appel à projets innovants à destination des publics handicapés, par exemple des lunettes connectées qui permettent de retranscrire en mots ce que les yeux sont censés voir… Je pense que la technologie est un moyen de compléter la nature dans ses manquements : on met au point des choses incroyables de nos jours comme des prothèses qui permettent aux infirmes de marcher ou simplement tenir un objet !

L’Écosphère, n’est pas juste une série de novellas, mais un projet bien plus vaste. Peux-tu nous en dire davantage ?

C’est un projet transmédia ! Le transmédia, c’est étendre un univers sur plusieurs supports, avec différentes histoires qui se complètent. Star Wars est un bon exemple ! J’aimerais beaucoup faire une BD sur Conrad Kross et son invention du Programme Jénius (ils sont simplement mentionnés dans le chapitre 1 pour amorcer l’histoire), ou des BD numériques sur certains éléments de l’univers d’Écosphère, comme l’origine des Affinités (les marques qui permettent aux humains d’Écosphère d’utiliser la magie) ou sur l’Ouragan d’Azur, le navire en écailles de dragon que recherche Leily. Dans l’idéal, j’adorerais faire un jeu vidéo en 2D sur les événements qui auront lieu entre les 2 derniers tomes. L’aspect transmédia du projet est plus compliqué à réaliser, car ça demande des moyens et une équipe. C’est pour ça que je commence avec le roman, si la série plaît et qu’elle rencontre un peu de succès, ce sera un développement possible !

Waouh ! Tu as une vision assez claire de la façon de gérer cet univers étendu. J’espère qu’Écosphère trouvera son public pour voir ce beau projet se réaliser.

Le premier tome est sorti en juin dernier. As-tu déjà embrayé sur l’écriture du second ou préfères-tu profiter de l’été pour te ressourcer ?

Un peu des deux ! Il y a eu une période de promotion pour faire découvrir le texte. N’ayant jamais publié avant, je suis parti de zéro, mais grâce aux réseaux sociaux et à la plateforme Simplement, j’ai pu rencontrer mes premiers lecteurs ! Il y a eu ensuite un temps de réflexion suite aux différents retours que j’ai pu avoir. La plupart des critiques ont été très encourageantes, ça fait vraiment plaisir de voir que l’univers que j’ai inventé plaît à d’autres personnes. J’ai également rencontré d’autres auteurs sur les groupes facebook spécialisé et c’est super de pouvoir échanger !

Par contre, le texte n’est pas sans défauts. Un retour assez récurrent est que les personnages ne sont pas assez développés. Pour être honnête, j’avais choisi le format court un peu par commodité : c’est mon premier texte, donc un format court était plus simple à mettre en œuvre. Ce qui a pu décevoir certains lecteurs est que mon univers à beaucoup plus à dire que ce qui est raconté dans le premier tome, et je comprends ce ressenti. J’ai aussi pu voir que les lecteurs n’apprécient pas tellement le format novella et préfèrent le roman pour avoir tous les développements. Je vais donc retravailler mon texte et le rééditer en y intégrant ce qui était censé être le tome 2. J’aurai suffisamment de matière pour en faire un roman, mais ce sera un roman avec une écriture simple et concise, on ne change pas un style ! Je vais essayer de mettre plus de détails et aborder d’autres sujets délicats pour certains, comme les violences sexuelles et sexistes qui ont lieu à la Ligue verte, tout en conservant le rythme dans ma narration. Et bonne nouvelle, ce roman sera aussi disponible en format papier grâce au service d’impression à la demande d’Amazon ! Le temps de finir mes recherches documentaires et rédiger, j’espère vous le proposer début 2019.

Eh bien ! Quel retournement de situation inattendu !

La plupart du temps, les jeunes auteurs passent par l’édition traditionnelle. Qu’est-ce qui a motivé ton choix pour l’auto-édition et pourquoi Librinova ?

C’est vrai ! Comme je l’ai dit tout à l’heure, c’est la première fois que j’écris (une œuvre littéraire du moins !), je ne me voyais donc pas envoyer mon manuscrit à une maison d’édition, car je ne maîtrise pas encore assez bien cet art. J’ai choisi l’auto-édition pour partager facilement mon texte et avoir des retours pour m’améliorer ! Pour ce coup d’essai, j’ai publié par Librinova pour avoir des conseils et être accompagné dans la mise en page du texte. J’ai adoré cette première expérience en auto-édition, car l’auteur a une totale liberté : par exemple, beaucoup ont adoré la couverture (réalisée par Winnie Joe), mais en maison d’édition, je n’aurai pas pu choisir cette illustratrice et encore moins le design ! Là, j’ai passé commande et elle a réalisé la couverture comme je la voyais. Je suis très content que son travail ait aussi plu aux lecteurs ! N’hésitez pas à consulter ses autres travaux 🙂

Pour autant, je n’exclus pas l’édition traditionnelle, les maisons d’édition ont tout de même la possibilité de diffuser le livre en librairie et donc de toucher plus de lecteurs. En auto-édition, tout se passe surtout sur Amazon, même s’il y a un énorme trafic sur ce site tout le monde n’aime pas Amazon ! Sans parler du fait que les ME organisent des dédicaces, ce serait top de pouvoir rencontrer mes lecteurs en vrai ! Une fois que j’aurai fait suffisamment de progrès en écriture et si l’œuvre plaît, je démarcherai les éditeurs. C’est tout à fait possible d’auto-éditer en attendant de trouver une maison d’édition, je l’ai appris en échangeant avec une auteure qui est dans cette démarche. Le gros avantage de l’auto-édition, c’est de ne pas avoir à écrire seul dans son coin, on peut tout de suite aller à la rencontre de son public.

Une petite dernière pour la route. Quel message ou conseil, voudrais-tu transmettre à tous ceux qui rêvent d’être édités ou d’éditer leurs ouvrages ?

Ça rejoint ce que je viens de dire. Si vous sentez qu’écrire est ce qui vous correspond vraiment, lancez-vous ! Écrivez, tout simplement, et auto-publiez. Même si on a peu de lecteurs au début, c’est suffisant pour avoir des retours et progresser. En débutant, on a souvent peur de montrer ses créations parce qu’on a peur d’échouer ou d’être critiqué, on se dit qu’il vaut mieux attendre d’être prêt… Sauf que souvent, on se décourage et on abandonne l’idée… Si j’ai un conseil à partager : pas besoin d’être parfait pour commencer quelque chose, on peut très bien s’améliorer en route !

Un conseil plein de bon sens qui aidera sans doute celles et ceux qui tâtonnenent

Merci beaucoup Chlodion. Je te souhaite plein de bonnes choses à toi et à Écosphère.

Merci Léona pour cette interview et longue vie à ton blog ! Merci aussi à toi d’avoir lu !

Rendez-vous le 1er Septembre 2018 pour la chronique du premier tome de la série Écosphère.

En attendant, retrouvez Chlodion Gossart sur son site, son site auteur, Facebook & Twitter.

À bientôt !

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