[Autoédition] 82 questions sur l’autoédition : tout ce qu’il faut savoir pour publier soi-même ses livres par Cyril Godefroy

82 questions

Bonjour à tous,

Cela fait un bail depuis ma dernière chronique de documentaire. Après le « cahier de devoirs de vacances » et le pas-à-pas, je me suis donc tournée vers les 82 questions de Cyril Godefroy.

Autoédité sous la direction du Club Positif en 2015, il fait partie d’une série de livres consacrés à l’édition.

Pour quels lecteurs ?

– Niveau : grands débutants à débutants

– Tout public

– Auteurs en herbe désireux de s’autoéditer

Cet ebook pratique répond aux questions les plus communes posées par les personnes qui comme vous découvrent l’édition de livres numériques et d’ebooks en indépendant. 
Il vous révèle toutes les informations qui vous permettront de prendre en main vous-même votre première publication de livre électronique et même papier.
Saviez-vous que J.K. Rowling, auteure de Harry Potter, est elle-même autoéditée ? Que certains auteurs que vous avez dévoré sur papier ont commencé par des livres publiés sur Kindle d’Amazon ? Que l’autoédition numérique et l’impression à la demande sont les plus grandes révolutions depuis le livre de poche dans les
années 50 ?

Issu de l’observation du marché de l’autoédition, d’échanges avec des auteurs autoédités ou non, avec des éditeurs indépendants, cet ebook vous offre un panorama à 360° de l’autoédition.
Il répond aux interrogations des personnes qui veulent éditer leur premier livre, mais aussi à celles des personnes qui veulent aller plus loin dans l’édition de leur livre sur Kindle et les autres plateformes.

Loin d’être exhaustif, ce livre offre une vision assez large et concise du marché du livre. Il s’articule autour de 6 grandes parties :

  1. Édition Vs Autoédition

  2. Le numérique

  3. L’économie de l’édition

  4. Marketing

  5. Démarrer dans l’autoédition

  6. Technique

Si vous venez de débarquer et cherchez à vous autoéditer (en numérique) rapidement, facilement et à peu de frais, alors ce livre vous aidera à acquérir quelques bases. En revanche, si possédez déjà de bonnes connaissances théoriques sur ce marché du livre, la création d’ebooks et les plateformes de publication, passez votre chemins, il est fort probable que ce livre ne vous apprennent pas beaucoup plus que ce que vous savez déjà.

Comme le montre le sommaire, ce guide fait la part belle au numérique, faisant un amalgame indirect entre autoédition et livre numérique. Pas forcément judicieux quand on sait que de nombreux auteurs rêvent de voir leur ouvrage en librairie.

De plus, l’auteur oppose systématiquement l’édition traditionnelle et autoédition, quitte à mettre les éditeurs indépendants dans le même panier que les majors.

Côté questions, si le compte y est, on regrettera leur mauvaise organisation au sein des parties et la futilité de certaines. Voyez plutôt.

22) Est-ce qu’on peut gagner de l’argent ?

23) Est-ce qu’on peut devenir riche ?

24) Est-ce qu’on peut en vivre ?

Si vous trouvez que le niveau ne vole pas haut, rassurez-vous, ce livre en possède encore d’autres dans ce style, sur d’autres domaines. Dans l’ensemble, ces nombreuses questions, pas franchement utiles donnent l’impression de vouloir remplir l’espace à tout prix.

Et côté réponses, ce n’est guère mieux. Courtes pour la plupart, elles survolent le sujet au lieu de l’aborder et de l’expliquer. De plus, s’il arrive que certaines réponses se contredisent, une bonne partie est carrément erronée. Par exemple, il incite à pratiquer des réductions alors que la loi Lang contraint le marché français à un prix unique, inscrit sur la quatrième de couverture. Pas vraiment un exemple à suivre.

31) Quel prix pratiquer ?

[…] Pour ce qui est du livre pratique, pensez valeur de la réponse apportée. Il arrive souvent qu’un livre pratique coûte plus cher, car il vaut plus aux yeux de la personne qui l’achète.

Faux : outre la valeur psychologique, le lecteur s’attend à trouver des informations vraies, vérifiées et actuelles. Ainsi, l’auteur acquiert un statut d’expert du domaine traité (contrairement à la fiction où il n’est pas nécessaire de faire fac de lettres pour écrire).

Au niveau de la forme, ce n’est malheureusement pas mieux puisque ce livre n’est ni plus ni moins qu’une succession d’articles de blogs rassemblés en un ebook et publié en poche sans modifications !

Outre le fait de commercialiser un produit à l’origine gratuit, l’absence de modifications entre la version numérique et physique entrave la lecture. Ainsi, vous y retrouverez pêle-mêle :

  • Un texte non justifié

  • Des marges intérieures et extérieurs trop serrées

  • Un respect des règles typographique aléatoire

  • De nombreuses phrases inutilement longues et complexes

  • Beaucoup trop de coquilles !

Toutefois, on appréciera la présence d’une étude du marché du livre. Même avec une analyse biaisée, elle permet une vue d’ensemble et de comprendre comment le secteur fonctionne.

On appréciera également les nombreuses références à d’autres livres similaires. Dommage que la bibliographie ne tienne pas compte des normes existantes.

Le Verdict

Malgré quelques bonnes surprises, ce guide est un condensé d’amateurisme. D’autant que les questions délicates, mais essentielles ayant trait à la législation et la déclaration des revenus ne sont soit pas abordés, soit à peine effleurés. En conséquence, il est fort probable que les autres ouvrages cités valent mieux que ce titre.

60) Comment traiter les commentaires critiques ?

Ignorez-les. Ne les regardez surtout pas.

Vous allez forcément tomber sur des trolls. Des mauvais coucheurs. Des pédants. Des idiots.

Le problème de ces commentateurs c’est leur mauvaise foi, leur côté désagréable, leur absence totale d’utilité. Le tout associé à une influence négative sur votre travail, sur vous-même.

Certes, les commentaires négatifs blessent, mais, là encore, je ne pense pas que mettre tout le monde dans le même panier soit judicieux. Si on ne peut pas plaire à tout le monde, les critiques constructives ont justement pour but la remise en question pour permettre l’auto-amélioration.

Je referme donc cette chronique avec un goût amer. Dommage, le concept et les thématiques avaient tout pour en faire un Must Read, mais l’ingrédient principal manquait : la qualité.

Il faut […] respirer le sérieux, la qualité, l’expérience. Du premier regard sur la couverture au moment où le lecteur referme le livre ou le fichier, il faut qu’il ait le sentiment de s’adresser à quelqu’un de professionnel, pas un dilettante.

déception

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s