[Romance utopique] Les Enfants de Vénus T1 par M.S. MAGE

Les enfants de Vénus

Bonjour à tous,

Ainsi s’achève la dernière semaine spéciale de l’année.

Comme vous le savez, mon mot d’ordre est de dénicher des auteurs peu connus et – par son côté atypique – M.S. MAGE ne fait pas figure d’exception.

Sans plus tarder, passons donc à son primo roman : Les Enfants de Vénus, publié le 13 août 2017 en auto-édition.

Pour quels lecteurs ?

– Ados-adultes

– Amoureux des romances

– Auteurs désireux de se lancer dans la SF et/ou la Fantasy.

Quelques centaines d’années après la Révolution de Vénus qui a permis l’avènement d’une ère matriarcale, Physalis, princesse de Sàlissa et descendante de Vénus, est en âge d’enfanter une héritière pour le trône. Au mépris du protocole, elle refuse la méthode d’insémination et fait appel à un procréateur. Mais dans un futur où les hommes sont considérés par la plupart comme des êtres inférieurs, ce choix ne s’avère pourtant pas si simple…
Les deux jeunes gens que tout oppose commencent à devenir proches et cette intimité inédite remet en cause l’ordre établi. Face à la pression du conseil du royaume et aux interdits qui planent sur cette relation, Physalis va devoir faire un choix entre ses responsabilités d’héritière et ses convictions…

Les Enfants de Vénus est un roman d’anticipation, mêlant romance, aventure et science-fiction. L’auteur vous invite à plonger dans son univers futuriste insolite, ode à l’espoir, à l’égalité et à la nature.
Laissez-vous emporter par la délicatesse des sentiments et les rebondissements palpitants de cette histoire d’amour impossible !

À l’image de ce synopsis, l’intrigue nous plonge directement dans le bain. Plutôt calme dans les premiers chapitres, la narration s’enflamme assez vite et impose une certaine énergie. Le tout évolue dans un cadre mi-futuriste et mi-fantaisiste très rafraîchissant. En un mot, on croirait presque lire un film.

Emmené par Physalis – une princesse moderne en plein conflit vis-à-vis de l’autorité maternelle – on appréciera la variété des personnages. Petit plus pour le moins insolite : leurs noms très verts, comme pour les rattacher à la terre nourricière. Aussi, vous croiserez – entre autres – la conseillère Cyclamen, ainsi qu’un trio d’hommes prénommés Peas, Bamboo et Lime.

L’auteure dissémine ces références botaniques en français, anglais, et même en japonnais (pas étonnant pour une fan de jap-animation), de sorte que les débusquer devient un jeu.

Côté symbolique, cette œuvre brille par ses deux grandes thématiques :

La première incarne un des tabous de notre société : la sexualité. À travers le recours systématique à la PMA, l’auteure repense la procréation pour la reléguer au simple rang d’utilité. En effet, la relation homme-femme est connotée de manière négative et va même jusqu’à pointer la perversion des femmes par l’homme. Pourtant, le plaisir n’est pas complètement absent du débat, même s’il reste accessoire.

En second lieu, vient le féminisme. Poussé à l’extrême, il aboutit à la réification pure et simple des hommes. Serviteurs ou procréateurs, ils deviennent les larbins de cette société matriarcale.

Malheureusement, les points positifs s’arrêtent là. D’ailleurs, l’étude thématique permet de dresser les premières faiblesses scénaristiques.

Rangé dans la catégorie « anticipation », ce roman se projette à une époque relativement éloignée de la nôtre sans établir de lien entre notre société et celle dépeinte. Impossible donc de savoir comment ce retournement sociétal a eu lieu. De plus, la géographie repensée de A à Z donne plutôt l’impression d’avoir changé de planète ou de basculer dans une dimension étrange entre fantasy et space opera.

Parallèlement, étant donné que les hommes font figure d’ennemi et que la technologie permettrait de se passer de leurs services (même pour la procréation), leur présence – si elle sert l’intrigue – devient paradoxale. De plus, avec une idylle de premier plan, le paradigme passe un peu à l’as. Ainsi, cet ouvrage relève davantage de la romance utopique, d’où son absence de classement, dans ma bibli’, en SF.

Mais c’est surtout au niveau du style que le bas blesse le plus : constellé de verbes pauvres et/ou utilisés maladroitement et de gérondifs. Ajoutons les erreurs de ponctuation (absence de virgules là où il en faudrait et double ponctuation occasionnelle).

Pour finir, si le rythme narratif se révèle haletant, cela n’affecte pas le style qui conserve des phrases de longueurs égales.

En conséquence, ce cocktail détonnant alourdit la narration, la rend monotone et gâche le suspens. Autant de défauts qui m’ont empêché d’apprécier ma lecture.

Le Verdict

Si le pitch peut faire penser à une refonte de Wonder Woman à la sauce futuriste (les bulles en moins), il n’en est rien. D’où le charme et l’originalité de cette série.

Cependant, malgré un récit très bien mené, un rythme effréné et une fin inattendue, ce roman cumule un certain nombre de faiblesses tant au niveau scénaristique de stylistique. Même si Physalis prend un certain nombre de risques, un sentiment de facilité n’a cessé de me tarauder.

Je trouve cela vraiment dommage, car cette série joui également d’un très fort potentiel. Aussi, selon moi, une dernière réécriture s’impose pour remédier à ces problèmes.

Suivez l’auteure sur son site et la série sur sa page Facebook.

déception

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