[Parodie Policière] L’ennui du mort-vivant par Luc Doyelle

L'ennui du mort-vivant

Bonjour à tous,

Il y a plusieurs mois, je vous faisais découvrir un faux polar, maintenant, place à la parodie. Paru le 29 mars 2017, L’ennui du mort-vivant est le tout dernier roman signé Luc Doyelle en auto-édition.

Un grand merci à lui de m’avoir accordé ce SP.

Pour quels lecteurs ?

– Ado-adultes

– Amateurs de lecture atypiques et/ou sans prise de tête

– Personnes souhaitant écrire un roman humoristique

Tout le monde a, dans son entourage, un ou plusieurs tueurs en série (serial killers). C’est du dernier chic dans les salons mondains. Mais connaissez-vous les tués en série (serial killed) ? Ah, on fait moins le malin, hein ? Oui, je sais, vous allez me dire : ça n’existe pas. Personne ne peut mourir plusieurs fois. Vraiment ? Laissez-moi vous raconter l’histoire d’un casse-couilles de classe mondiale, un alcoolo de premier ordre, surnommé le vrai con malté. Peut-il, à l’instar des chats, posséder neuf vies ? Ou s’épuisera-t-il avant ? Une seule façon de le savoir : se jeter sur « L’ennui du mort-vivant ».

À vos risques et périls.

Une relique achetée au Caire pour trois fois rien, une coursepoursuite pour la retrouver et un mort qui ne cesse de ressusciter. Tels sont les ingrédients de cette parodie policière et comme l’annonce le synopsis, rien ne se passe comme prévu !

Une enquête pas comme les autres donc, qui ne vous demandera pas d’avoir ingurgité l’intégrale des classiques du genre pour comprendre son avancée. Ici, la narration alterne l’enquête menée Lucius Von Lucius (le protagoniste) et sa bande, et les tentatives du grand vizir pour récupérer la relique. Ainsi, le but n’est plus de savoir qui a fait le coup, pourquoi, dans quelle pièce et avec quel objet… mais de mettre un terme à ce joyeux bordel et d’en finir avec ces résurrections surprises (même si Lucius serait plutôt d’avis de laisser mourir le macchabée).

En toile de fond, se tisse une caricature de notre société actuelle : cosmopolite, ponctuée de geeks et globalement hyper-connectée. La classe politique ne se trouve pas en reste avec des références hilarantes à M. le Président Normal. Quant aux séries télés américaines qui hantent nos postes, elles sont à l’image des experts Soisy-Bouy.

La police scientifique de Soisy-Bouy est la plus performante au monde après celles de Manhattan et Miami, mais vous en êtes déjà convaincus si vous regardez la télévision. Les experts sont capables de retrouver un poil de cul dans une botte de foin, ce qui leur permettra de reconstituer votre repas de l’avant-veille et de déterminer vos taux de cholestérol, triglycérides, alcoolémie, ainsi que l’arme du crime et le mobile par la même occasion. Seul souci, il n’y a aucune botte de foin dans cette pièce, ce qui va leur compliquer la tâche.

Omniprésent, le comique de situation ou narratif, se veux plutôt grand public, parfois graveleux et tire un peu sur le noir. La recette du One Man show à l’américaine avec, au moins, un rire prévu par page. Ainsi, le lecteur se rapproche du protagoniste et indirectement de l’auteur. Voyez plutôt :

La rue est aérée et le numéro douze est l’entrée d’un parc miniature du type arboretum. Un écriteau annonce la couleur : Interdit aux enfants, même tenus en laisse. Ils ont raison, ces sales gosses seraient bien foutus de grimper au gazon et piétiner les arbres. Dans quel monde vivons-nous…

Sur le fond, rien à redire. L’intrigue est bien menée, dotée de multiples rebondissements qui tiennent le lecteur en haleine jusqu’à la fin. Certes, je n’ai pas ri à toutes les vannes – mes zygomatiques ne s’en seraient probablement pas remis – mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier l’univers très second degré.

Côté forme, en revanche, quelques imperfections subsistent. En effet, la mise en page des chapitres brille par son absence d’homogénéité et certaines pages témoignent encore du travail de correction. Ces détails trahissent, selon moi, une sortie un peu à la va-vite.

Petite mise à jour : Suite à la publication de cet article, l’auteur a procédé aux modifications pour éradiquer les marques de correction mentionnées ci-dessus.

Le Verdict

L’ennui du mort-vivant ou le vrai con malté s’inscrit dans la veine des San Antonio et on retrouve d’ailleurs un nombre impressionnant de néologismes, calembours et autres contrepèteries. De plus, si vous souhaitez en découvrir un peu plus sur l’univers et les personnages, je vous suggère de lire les autres romans et nouvelles de l’auteur.

En bref, bon roman qui séduira les réfractaires de la lecture jusqu’aux inconditionnels de l’humour. Son style fluide permet une lecture facile et rapide, les cliffhangers, eux, se chargent du reste. Idéal pour réchauffer les longues soirées d’hiver à venir.

Retrouvez l’auteur et son univers sur Facebook.

Pour découvrir ou relire son interview, c’est par ici.

je recommande chaudement

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