La parole à… Luc Doyelle

Luc Doyelle

Bonjour Captain euh, je veux dire Luc. Je te remercie d’avoir accepté ma demande d’interview. Quel joli costume, pose donc ton casque un instant. J’espère que tu n’as rien contre le tutoiement, car c’est un usage ici.

Tout d’abord, c’est gentil de m’appeler Luc… Ensuite, si c’est un plan drague, je te préviens que je suis déjà marié et j’ai l’âge d’être ton père. Je vais donc accepter tout en restant vigilant. Et retire ta main de mon genou pendant l’interview !

Tu n’as pas à t’en faire, je ne vais pas te sauter dessus façon Monica Beluga. Bon, reprenons… Avant de te harceler de questions, je vais présenter L’ennui du mort-vivant aux lecteurs.

Tout le monde a, dans son entourage, un ou plusieurs tueurs en série (serial killers). C’est du dernier chic dans les salons mondains. Mais connaissez-vous les tués en série (serial killed) ? Ah, on fait moins le malin, hein ? Oui, je sais, vous allez me dire : ça n’existe pas. Personne ne peut mourir plusieurs fois. Vraiment ? Laissez-moi vous raconter l’histoire d’un casse-couilles de classe mondiale, un alcoolo de premier ordre, surnommé le vrai con malté. Peut-il, à l’instar des chats, posséder neuf vies ? Ou s’épuisera-t-il avant ? Une seule façon de le savoir : se jeter sur « L’ennui du mort-vivant ». À vos risques et périls.

Sorti le 29 mai 2017 en auto-édition.

Pour commencer, la question à laquelle personne n’échappe : Pourrais-tu te présenter ?

Oui !

Voilà une réponse pour le moins concise.

Je t’ai découvert (sans jeu de mots) grâce à L’ennui du mort-vivant, dont le style fait penser aux one-man shows. Or, il est souvent plus facile de faire pleurer que rire. Utilises-tu des techniques particulières pour arriver à ce résultat ?

Non, c’est totalement involontaire. À l’origine, L’ennui du mort-vivant est une romance pathétique, dans la lignée de Love Story ou de La Guerre du Feu. Mais, allez savoir pourquoi, tous les lecteurs s’esclaffent en le lisant. J’ai dû louper un truc pendant l’écriture.

Tu comptes, pour le moment, une dizaine de nouvelles, 4 recueils et 4 romans à ton actif. Ceux-ci mettent régulièrement en scène Lucius. Pourquoi as-tu choisi de créer une série, un peu à l’ancienne, où le lecteur est libre de lire chaque tome indépendamment ?

Tout simplement parce que le lecteur est bordélique. Il n’est pas foutu de lire mes bouquins dans l’ordre. Déjà, si tu voyais sa chambre, on dirait Beyrouth dans les années 80. Alors, franchement, je n’avais pas envie de gérer un SAV. C’est pour cela que j’ai créé le feuilleton en kit. Tu assembles les morceaux comme il te convient.

Cela fait des années que tu narres les aventures de Lucius. Penses-tu que toute ton œuvre tournera autour de ce personnage (un peu comme Agatha Christie avec Hercule Poirot et Miss Marple) ou envisages-tu de « l’abandonner » au profit d’un autre ?

Avec le recul, je me demande bien si mon œuvre tourne autour de Lucius ou de Nestor Boyaux. Je pense que les deux sont indissociables, pour mon plus grand malheur. Rendez-vous compte, Nestor vient me hanter certaines nuits, et je me réveille en sueur, les cheveux collés au front, la zigounette en berne et le palpitant qui bat la chamade.

Je voudrais bien les abandonner tous les deux au bord de la route, mais j’ai peur qu’ils se mettent en rogne.

As-tu déjà une idée pour ton prochain roman ?

Oui, il s’agit d’un roman futuriste intitulé L’évangile perdue de Fort Boyaux, qui raconte l’histoire de deux enfants âgés respectivement de 7 et 6 ans qui auront la lourde tâche de repeupler la planète. Pourquoi ? Tout simplement parce que les 6 milliards d’habitants (moins 2) de cette planète auront décidé d’un commun accord de se suicider collectivement (pour certains, à l’insu de leur plein gré, je précise).

Le premier chapitre de ce roman est publié sur mon mur Facebook. Depuis, mes lecteurs me menacent de mort, si je n’écris pas la suite.

Ah, la dure vie d’artiste…

Pour beaucoup l’édition traditionnelle est un peu le Graal de l’écriture. Qu’est-ce qui a motivé ton choix pour l’auto-édition ?

Pour L’ennui du mort-vivant, je me suis dit : Ce sera Albin Michel ou rien.

Ayant oublié d’informer Albin Michel de l’existence de ce roman, le choix s’est restreint considérablement.

Une petite dernière pour la route. Quel message ou conseil voudrais-tu transmettre à tous ceux qui rêvent d’être édités ou d’éditer leurs ouvrages ?

Surtout n’en faites rien ! On est déjà trop nombreux, et de toute façon, la fin du monde est pour bientôt. Alors pourquoi vous emmerder alors que vous pourriez aller à la pêche ?

Merci beaucoup Luc pour ces réponses tout autant second degré que ton roman. Je te souhaite une bonne continuation en compagnie – ou pas – Lucius et Nestor Boyaux.

Retrouvez Luc Doyelle sur Facebook.

Rendez-vous le 9 décembre 2017 pour la chronique de L’ennui du mort-vivant. À bientôt !

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