[Littérature contemporaine française] L’antichambre des souvenirs par Iman Eyitayo

antichmabre

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je clôture ce second mois spécial avec l’Antichambre des Souvenirs, une œuvre entre la romance et le fantastique. Signée par Iman Eyitayo, elle est parue en 2015 aux Éditions Plumes Solidaires, que je remercie pour ce nouveau partenariat.

Pour quels lecteurs ?

– Tout public

– Amateurs de réflexions existentielles

– Personnes souhaitant écrire un récit non-chronologique.

À 32 ans et après avoir fait une croix sur une éventuelle maternité, Dana, parvient finalement à tomber enceinte. Mais ce qui devait être le plus beau jour de sa vie de couple se transforme en enfer. Victime d’un accident de la route, elle est plongée dans le coma et se retrouve projetée dans un lieu mythique : l’Antichambre des Souvenirs. Là, elle doit revivre cinq souvenirs qui seront déterminants pour elle, sa famille, mais aussi l’enfant qu’elle porte.

En plus de l’infertilité, ce roman fourmille de thèmes universels :

Que cela soit à travers le racisme ou des déboires judiciaires, l’injustice constitue un thème majeur. En plus de développer la protagoniste, il lui forge une vocation : avocate.

Si ces sujets, sont graves, l’auteur les traite avec une pointe d’humour, une façon de ne pas tomber dans les travers de la moralisation.

Qu’y a-t-il dans l’entre-deux, cet « espace » entre la vie et le mort ? Iman tente d’y répondre en concevant l’antichambre des souvenirs. Cet endroit où Dana a l’impression de subir tout ce qui lui arrive. Or, dans nos sociétés modernes, la mort – comme l’inconnu – génère la peur. Ce livre, vient relativiser cette peur grâce au thème suivant.

Le choix. Même au pied du mur, on a toujours le choix ! On ne le voit plus, et pourtant, il est bien là. Choisir, c’est une façon de donner de l’importance à sa vie pour la maîtrise au lieu de la subir.

Dans le même temps, Iman nous fait passer un message, un brin ironique, mais tellement vrai. La vanité de l’existence. Grâce à nos choix, nous pensons tout contrôler. Or, ce n’est qu’une illusion avec laquelle nous aimons nous rassurer. Quel est donc le sens de la vie ? Coincée dans l’antichambre, Dana perce ce mystère.

Le Verdict

Ponctué de références musicales qui tombent à point nommé et rythmé par les souvenirs, ce roman oscille en permanence entre le passé et le présent. Grâce à sa construction non-chronologique, l’auteure prolonge le suspense jusqu’au point final. Je l’ai dévoré avec délice. Heureusement que je l’ai lu en numérique ! (Rassurez-vous aucune tablette n’a été maltraitée durant la préparation de cette chronique).

Fluide, agréable et couplé avec une narration à la première personne, le style de l’auteur permet de s’identifier à Dana et pour vivre ce moment clé à ses côtés. Je n’ai eu qu’une envie : la voir se réveiller et serrer sa famille dans ses bras.

Mention spéciale pour la couverture qui prend tout son sens avec la lecture.

Avant de vous quitter, je laisse le mot de la fin à Dana :

« À cet instant, je réalise une chose à laquelle je n’avais plus pensé depuis la mort de mon père. Le bonheur existe. Il est là, sous mes yeux. Il consiste en des moments comme celui-là. Qu’importe le passé, ce qui compte, ce sont ces instants de pure insouciance, de complicité, de confiance. Je veux en connaître aussi souvent que possible, avec lui, Alex, mon amour. Rien d’autre ne devrait avoir d’importance. »

coupdecoeur

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