[Tranche de vie] Lucy in the sky par Pete Fromm

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Bonjour à tous,

Quand le quotidien vous étouffe, deux options s’offrent à vous : se réfugier dans une carapace ou prendre la tangente pour s’évader.

Dans son dernier roman, Pete Fromm nous invite à saisir la seconde opportunité. Paru en 2015 aux Éditions Gallmeister, Lucy in the sky pose la délicate question de l’émancipation.

Pour quels lecteurs ?

– Tout public

– Personnes concernées par les problématiques liées à la puberté.

Dans un Montana balayé par les vents, Lucy Diamond, quatorze ans, file à toute vitesse vers l’âge adulte. Prise entre l’urgence de vivre et la crainte de devoir abandonner ses manières de garçon manqué, elle se cherche et joue avec l’amour. Son père, Chuck, accaparé par son boulot de bûcheron ne la voit pas grandir pendant que sa mère aspire à une autre vie. Entre eux, Lucy, armée d’une solide dose de culot, s’apprête à en finir avec l’enfance et à décider qui elle est. Quitte à remettre en question l’équilibre précaire de sa vie et d’en faire voir de toutes les couleurs à ceux qu’elle aime.

Ce roman s’articule autour de trois grandes thématiques :

Loin du cocon protecteur, la famille révèle ses failles et faiblesses. L’absence de ses parents ne lui donne d’autre choix que se prendre en main. L’herbe n’étant pas plus verte ailleurs, la jeunesse de Great Falls semble livrée à elle-même.

La résilience, cette faculté psychique qui nous permet de surmonter les obstacles et traumatismes de la vie, occupe une place centrale. Ici, elle incarne la volonté et la nécessité vitale de s’affranchir de la toxicité familiale pour éviter de décrire un cercle vicieux.

Que serait l’adolescence sans ses premières fois ? Lucy évoque la découverte de son sex-appeal (et de la sexualité) comme une boîte de Pandore et un miroir déformant. En effet, ses expériences modifient peu à peu son image et celle des autres. Elle réalise que l’on peut vite perdre le contrôle mais que jouer avec les sentiments lui confère un certain ascendant sur la gente masculine.

Grâce au narrateur à la première personne et au langage familier, l’auteur nous plonge (ou replonge) dans la peau d’une ado en pleine crise. Nous assistons à ses premières fois, remises en question et à son évolution. Entre situations difficiles et conflits avec l’autorité, son caractère en acier trempé et son humour cinglant nous offrent des moments jubilatoires. Si le rythme oscille entre lent et soutenu, le lecteur se laisse emporter par la tornade Lucy.

Le Verdict

Quand la crise d’adolescence rencontre celle du milieu de vie, ça donne ce condensé explosif. Une tranche de vie orchestrée comme une mécanique infernale. Un simple baiser suffit pour mettre tous les rouages en branle.

Ce passage obligé où personne n’est vraiment à son avantage, ravivera vos souvenirs. Les femmes s’identifieront facilement à Lucy, tandis que les hommes comprendront combien leur absence peut s’avérer destructrice.

Pour une fois, je vous quitte en musique. Puisque ce roman est construit en référence à la chanson « Lucy in the sky with diamonds » des Beatles voici un excellent moyen de redécouvrir cet hymne à l’évasion.

Et vous, à quel point la musique vous inspire-t-elle ?

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