HS 1 : Spécial Daphné du Maurier

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Daphné du Maurier (Londres 1907- Par 1989) est une romancière britannique. Fille d’un couple d’acteurs et petite-fille de l’auteur et dessinateur George du Maurier, elle grandit, avec ses deux sœurs (Angela et Jeanne), au sein d’une famille d’artistes de renom.

Elle parfait son éducation à Paris où elle rencontre Mlle Fernande Yvon, directrice d’études avec qui elle a sa première liaison amoureuse.

De retour au pays, elle passe tout son temps à la demeure familiale de Bodinnick. La Cornouailles l’inspire au point d’y situer la plupart de ses intrigues. Après avoir publié plusieurs nouvelles, romans et la biographie de son père, elle rencontre le succès en 1936 avec L’Auberge de la Jamaïque.

En 1932, elle épouse Frederick Browning un militaire passionné, comme elle, de voile. Ils ont trois enfants : Tessa, Flavia et Christian.

Entre 1936 et 1937, elle effectue plusieurs allers-retours entre l’Angleterre et l’Égypte. Si le climat et l’atmosphère de la colonie la dépriment, elle y commence la rédaction de Rebecca. En 1938, son best-seller, également publié outre-Atlantique, lui permet d’accéder à une indépendance totale.

À partir de 1943, la famille retourne en Cornouailles non loin de la maison de sa jeunesse. Son mari est anobli trois ans plus tard. Devenue Lady Browning, elle est tenue de participer aux cérémonies officielles. Elle s’éteint à Par, dans le manoir nommé Kilmarth situé en bord de mer, à l’âge de 81 ans.

Margaret Forster publie, à titre posthume, une biographie de l’auteure dans laquelle elle révèle sa bisexualité. Par la suite, plusieurs rééditions verront le jour dont une compilation de ses nouvelles peu connues du grand public.

C’est justement cet ouvrage qui a retenu mon attention et en particulier ce passage de sa quatrième de couverture :

« Dans ses carnets, Daphné du Maurier évoque […] l’une de ses premières nouvelles, « La Poupée ». Publié dans une revue, mais refusé par les éditeurs, le texte avait disparu jusqu’à ce qu’une libraire de Cornouailles, passionnée par la romancière anglaise, ne le retrouve avec d’autres récits de jeunesse, dont cinq totalement inédits. Une extraordinaire découverte, car ces nouvelles, écrites alors que l’auteure avait à peine vingt ans, donnent les clefs de ses grands romans. »

Vous connaissez ma curiosité, il n’en fallait pas plus pour que je mène ma petite enquête. Après avoir lu les treize nouvelles que compte le recueil La Poupée, j’ai poursuivi avec son best-seller : Rebecca.

Si ces textes sont ses premières œuvres de fiction, ils passent inaperçus à l’époque. Y compris ceux qu’elle parvient à faire publier. Alors comment et en quoi ces récits peuvent-ils servir de clef ?

Avant d’y répondre, un résumé du roman s’impose :

La narratrice, une jeune femme élevée par la snob Mrs Van Hopper, rencontre Mr Maximilian de Winter à l’occasion d’un voyage à Monte-Carlo. Veuf depuis peu, on dit de lui qu’il n’arrive pas à surmonter le décès de son épouse, Rebecca. Elle, rêve d’échapper à sa mentore embarrassante. Ils se marient et vivent à Manderley, le manoir familial truffé de domestiques dont Mrs Danvers, femme de chambre personnelle de la défunte. L’omniprésence de cette dernière tourne vite à l’obsession et les multiples révélations forcent le couple à s’unir dans un combat contre la mort.

Une œuvre bâtie à double sens

Deux procédés incarnent cette polysémie intrinsèque. Le premier n’est autre que le très répandu triangle amoureux et le second l’impalpable, mais omniprésent mysticisme.

Pour cerner l’intérêt de ma démarche, j’ai préparé un dessin mettant en parallèle le roman et « La Poupée ». Qu’elle est l’utilité ? Le personnage de Rebecca. Afin de ne pas gâcher le plaisir, j’ai choisi de ne pas révéler l’identité de l’élément perturbateur de la nouvelle.

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Sur ce schéma, la base du triangle représente le couple et les noms en bleu, les éléments perturbateurs. On remarque au premier coup d’œil, que ce dernier n’occupe pas une place identique dans les deux cas. Ce qui impacte, de facto, la place attribuée au protagoniste.

Comparer ces deux textes est très intéressant car ils ont beaucoup de similitudes. Écrits à la première personne, le premier est un extrait à trous de journal intime tandis que le second reste une narration « classique ». Si, dans les deux cas, ce motif demeure au centre de l’intrigue, dans le premier, sa découverte en fait le climax, tandis que dans l’autre, il sert de leitmotiv obsessionnel. Enfin, contrairement à la nouvelle, dans le roman, le couple de Winter « affronte » un double élément perturbateur. En effet, même décédée, Rebecca constitue une perpétuelle menace dont le pendant vivant n’est autre que Mrs Danvers, la femme qui la connaît mieux que quiconque.

De plus, selon le point de vue, on se rend compte que, le protagoniste de la nouvelle peut être assimilé à un élément perturbateur tout comme Mrs de Winter l’est aux yeux de Mrs Danvers.

En conclusion, l’étude de ce système nous apprend qu’un travail de complexification s’est opéré entre le les deux récits. Si leurs intrigues respectives en font deux œuvres bien distinctes, il n’est pas étonnant que l’auteure ait reprit ce thème pour en faire la charpente de son roman.

À la lecture du recueil, je me suis rendu compte qu’un autre personnage du roman y faisait sa première apparition : la nouvelle Mrs de Winter.

Rédigé à la première personne, « La sangsue », raconte la vie, d’une femme qui, depuis sa jeunesse, se croit indispensable. Cependant, elle ne se rend pas compte qu’à chaque, fois, elle fait pire que mieux. Ceux qui ont lu le roman se diront « quel est le rapport ? ». En réalité, le personnage de Mrs de Winter fonctionne de façon similaire. Pendant les trois-quarts du roman, elle est comparée à une enfant et se comporte comme tel. Ses faux-pas servent l’intrigue dans le sens où ils entraînent des révélations.

On peut facilement considérer ces deux personnages en tant que doubles inversés. La première est une Madame-je-sais-tout qui ne se rend pas compte qu’elle cause le mal autour d’elle, tandis que la seconde, véritablement dotée de bonnes intentions, ne cesse de se prendre les pieds dans le tapis.

Dans le recueil, les histoires de couple occupent pas moins de 8 nouvelles sur treize avec un constat affligeant. Souvent mal assortis, ils sont tous voués à l’échec. Ils se déchirent, se font manipuler, se séparent et parfois, se tuent. On dirait, qu’à cette époque, l’Amour et le bonheur semblent inconciliables. Ces intrigues passionnelles mettent en scène des personnages qui se consument avant de trouver le malheur. Est-ce lié à Fernande, son amour de jeunesse et à sa bisexualité naissante ? Ce n’est pas impossible.

Dans le roman, on peut supposer que l’auteure a cherché à complexifier le thème des amours malheureuses, voire à lui apporter une solution. Au départ, elle donne l’impression que Maxim se lance dans un second mariage plus pour tromper son ennui que par amour. Sa relation avec Rebecca s’étend sur les trois-quarts du récit et éclipse la leur. Il faut attendre le chapitre 19 et un retournement de situation majeur pour qu’ils se déclarent leur amour respectif et commencent enfin à incarner un couple. La façon dont ils évoluent, ensemble et séparément, dévoile une prise de position de la part de Daphné. Elle prône qu’un couple est une entité dissociable qui doit tirer sa force de l’adversité pour qu’ensemble ils puissent accéder au bonheur et à l’Amour.

Cependant, au chapitre 14 se déroule une scène cruciale : Mrs Danvers fait visiter la chambre de Rebecca à sa nouvelle maîtresse. Si cet épisode nous permet de mieux comprendre la relation qui unissait les deux femmes, elle est également une scène charnelle à forte connotation homosexuelle et morbide. La protagoniste en ressort bouleversée et écœurée et l’on comprend que, face la dévotion illimitée de Mrs Danvers, la nouvelle épouse est de trop. On peut comparer ce passage à une volonté (voire une nécessité) pour l’auteure de se défaire de ses vieux démons qui, dans cette nouvelle vie, pourraient lui causer du tort. En effet, à cette époque l’homosexualité était encore fortement réprimandée en Grande Bretagne.

Voyons à présent le second procédé : le mysticisme. Il colle à la peau de la défunte Rebecca et nous lui devons son omniprésence.

En surface, Rebecca reste présente partout de la décoration de Manderley aux souvenirs des différents personnages. Tous l’évoquent et soulignent à quel point la protagoniste se différencie d’elle. La façon dont les choses sont orchestrées contribue à la hisser sur un piédestal. Mystérieuse, chaque chose de la maison traduit sa présence alors qu’on ne la voit jamais. De ce fait, la seconde épouse se relègue au second plan et, incapable de prendre le rôle de maîtresse, elle endosse celui d’invitée.

À cela viennent s’ajouter les multiples non-dits. De petites allusions, une phrase brusquement intérrompue et le silence glacial de Maxim. Toutes ces choses fonctionnent à double sens et contribuent également à augmenter le fossé entre les deux rivales. D’ordinaire, ce genre de chose signerait l’éclatement d’un couple. Ici, tout est orchestré de manière à traduire l’effet inverse.

À l’image de cette scène, il règne à Manderley une atmosphère pesante, parfois proche du fantastique. Au manoir, tout est resté figé depuis sa mort tel un temple à sa mémoire. Mrs Danvers s’évertue à l’entretenir comme pour la faire revivre. L’auteure aurait pu utiliser cette empreinte mystique pour faire basculer le récit dans le gothique, or le genre a déjà laissé place, depuis 1830, au fantastique.

Le suspense

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Sur le graphique ci-dessus, nous pouvons voir d’emblée que, contrairement aux climax intervenant ponctuellement, la tension est maintenue du début à la fin. Ceci grâce à plusieurs ficelles.

Outre les cliffhangers*, la plupart des chapitres sont ponctués par des petites révélations distillées au compte-gouttes. Ceci a pour effet d’instaurer un rythme trépident avec peu de répit pour le lecteur entre deux révélations. De plus, à l’instar d’un inspecteur, le lecteur aura tendance à recueillir et mémoriser ces éléments pour essayer de les organiser et anticiper le fil narratif. Cependant, ce procédé reste tributaire des climax, sans lesquels il finirait par lasser (voire frustrer). Ils font leur apparition vers la fin pour y remédier et intensifient la cadence. Ils gardent le lecteur en haleine jusqu’à la dernière ligne.

Néanmoins, le suspense n’est pas qu’une affaire de rythme. Un autre procédé bien connu et très utilisé tant en littérature qu’au cinéma le sert grandement : le principe de répétition-variation.

J’ai isolé deux endroits clefs où ce système s’avère particulièrement intéressant. Il y en a plus, mais il ne s’agit pas ici de tout dévoiler.

Deux scènes marquantes se déroulent dans la chambre de Rebecca. La première, on vient de le voir, est la visite guidée de Mrs Danvers. Au chapitre 16, après l’épisode du bal, la protagoniste retrouve la domestique au même endroit et tout s’inverse. Alors qu’auparavant elle exerçait une certaine suprématie sur sa maîtresse, là, elle pleure et exprime sa rage à l’encontre de Mrs de Winter. Celle-ci saisit cette opportunité pour exercer sa toute première forme d’autorité. Le graphique montre que ce chapitre renferme un climax. Il intervient dans cette scène, pour être précis. À l’instar de sa jumelle, cette scène est marquée par une révélation. Toutefois, si celle d’avant contribuait à encenser Rebecca, ici, on découvre sa noirceur cachée. Instantanément, tous les non-dits précédents retrouvent leur sens réel. À ce moment, la puissance mystique de Rebecca se transfère sur Mrs Danvers. Elle devient, en quelque sorte, l’instrument qui l’aidera à arriver à ses fins.

Poursuivons avec les trois scènes dans la Vallée Heureuse. La première, tirée du chapitre 10, illustre Maxim faisant visiter le domaine à sa nouvelle épouse tout en promenant Jasper, le chien. Ils y rencontrent Ben, un déficient intellectuel. La description du lieu fait référence à la nouvelle du même nom. Force est de constater que la ressemblance entre les deux est flagrante. Bien que l’on devine des différences, ils comportent tous deux une vaste prairie arborée qui donnent sur une plage et disposent d’un cottage. Dans la nouvelle, les pérégrinations oniriques régulières donnent envie d’en savoir plus sur ce dernier élément. Dans le roman, on retrouve une excitation identique dirigée vers Ben. Si dans les deux cas, l’endroit ne revêt pas la même fonction, il y a fort à parier que la première version est une esquisse qui servira, des années après, pour le roman,

La deuxième fois où la protagoniste s’y rend, elle promène Jasper et surprend Ben en train de voler dans le cottage. L’intérêt de cette scène porte sur la réaction de Ben. Figurant au chapitre 13, elle est la toute première à comparer l’ancienne et la nouvelle Mrs de Winter en écornant l’image de la première. En effet, si Ben s’exprime par énigmes, à son attitude, on comprend à quel point Rebecca lui faisait peur.

La dernière, au chapitre 19, constitue le second climax et marque le tournant de l’intrigue vers le policier. Alors qu’un bateau s’échoue au large de Manderley, le yacht de Rebecca est retrouvé par un plongeur. Une foule de curieux se presse pour assister au spectacle. Malgré ce que l’on pourrait penser, le passage concernant la vallée est assez lent et si cet épisode a de l’importance c’est plus par rapport aux péripéties qu’il entraîne. L’instant présent constitue, pour la protagoniste, son dernier moment de répit.

Malheureusement, dans le roman comme la nouvelle, rien de positif ne se déroule dans la Vallée Heureuse. Est-ce une critique de la société, juste bonne à souiller la quiétude d’un petit coin de paradis ? À la lecture du recueil, c’est la seule piste qui vaille la peine d’être approfondie, toutefois, je ne le ferai pas ici.

Le dernier thème que je vais étudier est la notion de destin. À y regarder de plus près, tous les personnages du roman gravitent autour de Rebecca, ce sont ses faire-valoir. Grâce à ça, elle reste omniprésente malgré la mort. Lorsque son bateau est repêché, la situation se charge de symboles. Baptisé « Je reviens », en refaisant surface, il annonce le retour de sa propriétaire.

Il est intéressant de considérer ce passage d’un point de vue mythologique. En effet, le passeur transporte l’âme des défunts jusqu’aux Enfers et, en traversant le Léthé, elles oublient tout. On peut facilement interpréter le décès de Rebecca en tant que distorsion de ce mythe. Malheureusement, son embarcation coule et la noie. Par conséquent, si l’on peut aller jusqu’à associer le repêchage à une résurrection, on peut imaginer qu’elle n’aura rien oublié et cherchera à se venger. Avec ces suppositions, je ne suis pas loin de la réalité car, à l’annonce de la nouvelle, Maxim et sa femme craignent que Rebecca ne gagne la partie.

Ainsi, régulièrement, plusieurs personnages doivent faire face au destin. Pour la protagoniste, ça commence dès le début. Quand elle quitte sa protectrice, celle-ci lui annonce qu’elle fait une erreur et la met en garde. Sa phrase devient, par la suite, une sorte de leitmotiv. La dernière note manuscrite de Rebecca, lui fait écho dans toute sa polysémie. Suspense oblige, je ne m’étendrai pas plus.

Toutes ces choses, anodines en apparence, contribuent à installer puis agrémenter le suspense. Ce thème, intrinsèquement lié à l’atmosphère du roman, a un impact sur l’avenir de plusieurs personnages, en positif ou en négatif.

* Le cliffhanger (suspendu à la falaise) est un procédé visant à créer une forte attente chez le lecteur en coupant l’intrigue à un point crucial et stratégique (avant le dénouement, lorsqu’un personnage se trouve dans une situation inextricable ou s’apprête à dénoncer un meurtrier…). Il est massivement utilisé autant en littérature, qu’au cinéma ou dans les séries télévisées.

Un roman patchwork

Trois éléments font de ce roman un patchwork : la Vallée Heureuse, le thème du triangle amoureux et la protagoniste. M’étant déjà suffisamment étendue sur les deux premiers, je vais m’occuper du troisième.

Il serait difficile de ne pas comparer la protagoniste à Daphné du Maurier. Écrit dans une colonie qu’elle n’apprécie pas alors qu’elle était une jeune mariée, on peut imaginer qu’à ce moment, elle puisse concevoir un personnage qui lui ressemble et transformer l’écriture en exutoire. Certes, elle ne subit peut-être pas ce triangle amoureux, mais parfois, faire endurer à des êtres fictifs, pire que ce que l’on vit, se révèle être un bon défouloir. De plus, la scène du chapitre 14 et ses allusions homosexuelles, font sensiblement écho à sa vie.

Remarquez par ailleurs, que ce « je », n’a pas de nom. À aucun moment, dans aucune conversation, personne ne le prononce. C’est là que réside précisément le génie de la romancière. S’il est facile de l’identifier à son personnage, il est encore plus aisé, pour nous lecteurs, de nous identifier à cette jeune fille. Même sans être de son sexe ni avoir vécu ce genre de situation, le simple fait d’avoir un accès illimité à ses peurs les plus secrètes fait que l’on s’identifie plus facilement à elle qu’à n’importe quel autre personnage.

Si utiliser sa vie en littérature est monnaie courante, réutiliser des morceaux d’anciennes œuvres l’est beaucoup moins. Je ne parle pas d’un élément récurrent qu’utilise un écrivain tout au long de son œuvre, non, je parle d’un fait ponctuel. Nous savons de ces nouvelles que certaines (pas toutes) ont été publiées dans des magazines. Néanmoins, à cette époque elle n’est pas connue et ses écrits passent inaperçus. Il est possible que, face à un succès qui tarde à venir, elle se soit remise en question et ait reconsidéré ces manuscrits de jeunesse et y ait trouvé matière à amélioration. Si à la lecture, rien n’y paraît, en entreprenant ce travail de recherche, je me suis beaucoup amusée à dénicher tous les clins d’œil.

Conclusion

Il est tout à fait avéré de considérer que le recueil posthume donne « les clefs de ses grands romans ». Je viens d’en faire la démonstration pour Rebecca et il est peut-être possible de réitérer ce travail pour l’intégralité de son œuvre. Sans être exhaustive, cette analyse a pour but de permettre une meilleure compréhension de la façon dont a été conçu ce best-seller.

Si Daphné du Maurier a la réputation d’être une pointure du roman noir, on peut penser que ses premiers romans lui ont permis de trouver sa voie et d’affiner son style.

Il me serait impossible de clôturer cette analyse sans vous parler d’Alfred Hitchcock à qui l’on doit les adaptations de L’Auberge de la Jamaïque, Rebecca et Les oiseaux. Si la romancière et le cinéaste ne s’entendent guère, cela reste toujours un plaisir de lire et visionner leurs œuvres ensemble et séparément. Plus ou moins fidèles, elles restent des grandes œuvres cinématographiques.

Enfin, je ne saurais que trop vous recommander de lire, si ce n’est pas déjà fait, le recueil et le roman. Je pense que le premier constitue une excellente mise en bouche. On peut lui reprocher un manque d’homogénéité dans la qualité. En effet, ne vous attendez pas à y trouver un fil conducteur, un genre particulier, il n’y en a pas. Simplement parce qu’à l’origine Daphné n’avait sans doute pas envisagé de rassembler ces écrits. Personnellement, je les ai quasiment tous appréciés et je pense que ceux qui ne m’ont pas tapé dans l’œil peuvent receler un intérêt plus analytique.

Vous pourrez retrouver ces deux ouvrages aux Éditions Albin Michel.

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